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 AMY&ALEC ∞ « life goes on »

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MessageSujet: AMY&ALEC ∞ « life goes on »   Jeu 29 Nov - 16:24

❝ LIFE GOES ON. LIFE IS COMPLICATED. ❞


On l’avait appelé, dans la nuit, vers 4 heures du matin, pour lui annoncer qu’Eden n’était pas au mieux de sa forme. A peine quelques jours avant, Alec lui apportait du pain d’épice en prévision des fêtes de noël, et elle semblait aller bien par rapport à sa maladie, et aujourd’hui on lui annonçait que son cœur s’était arrêté, une fois, mais qu’ils avaient réussi à la sauver. Pour l’instant. A l’annonce, les mains du pompier s’étaient mises à trembler, et il voulut immédiatement lui rendre visite mais le médecin au téléphone insista, lui disant qu’elle se reposait, et qu’il était préférable qu’elle ne voit personne pour quelques heures, le temps de se remettre. Amer, Alec avait fini par se résoudre et avait raccroché sans réellement dire au revoir, comme anesthésié. Le réveil fut dur, car il ne se rendormit pas, incapable de fermer un œil, inquiet jusqu’au bout des ongles. Il aurait aimé en parler à quelqu’un, pouvoir dire ce qu’il se passait, ses peurs et ses doutes mais le fait est qu’il n’avait personne, car il avait mis un point d’honneur à ne rien révéler de sa vie aux alentours, et dans le fond, il ignorait combien de personnes savaient pour Eden. Très peu, elles se comptaient sûrement sur une seule main et encore, il n’était plus sûr de rien. Buvant une gorgée de café, Alec préféra se préparer pour sa journée de boulot dans le froid, il devait se recentrer sur son job, il sauvait des vies, aidait des gens. Eden devait se reposer, il devait accepter cela et ne pas aller contre l’avis et les recommandations du médecin. Il n’irait donc pas la voir avant quelques heures, tout comme il n’appellerait personne, pour parler de ses problèmes. Au lieu de ça, le jeune homme fit comme à son habitude, il déjeuna, prit deux tasses de café serré pour bien se réveiller, puis s’éclipsa de son appartement à l’heure habituelle, ayant tourné en rond pendant plusieurs minutes chez lui.

Malgré ses cafés, Alec avait une mine affreuse et il le savait. Les traits tirés par l’inquiétude, personne ne pourrait rater l’expression de son visage serré. Complètement fermé à l’humour, comme s’il était dans un autre monde et qu’il ne comprenait pas ce qu’il pouvait bien se passer autour de lui. Ce fut finalement une tape sur son épaule qui le fit sursauter. « Hey, t’as une mine horrible, tu es sûr que ça va ? ». Alec hocha la tête, et se força à esquisser un sourire. « Oui, ça va ne t’en fais pas Joe, la nuit a été un peu courte c’est tout. ». Joe pencha la tête sur le côté mais sourit, bien que perplexe. « Alors prends un troisième café et secoue-toi les puces vieux, tu sais bien qu’on compte sur nous. ». Le jeune homme opina du chef en enfilant ses chaussures de boulot. Prendre un troisième café, ce n’était peut-être pas une bonne idée, il préféra aller se mettre un peu d’eau fraîche sur la figure.

Une fois revenu et prêt, comme tous les autres, il se mit à son bureau, attendant qu’on veuille bien les sonner. En attendant, il prit les appels téléphoniques, certains services du 911 étaient débordés alors il arrivait qu’ils donnent un petit coup de main lorsqu’ils avaient du temps libre, ce qui était le cas ce matin. Une équipe était partie pour sauver un chat coincé dans un arbre, une autre pour empêcher un incendie criminel de se propager dans un parc à plusieurs kilomètres de la ville, Alec, lui, restait là, il était plutôt spécialisé dans les incendies d’immeubles, non pas qu’il aime particulièrement s’occuper de ces cas-là, c’était souvent les plus dangereux et désastreux, mais on l’y avait assigné alors… Il n’allait certainement pas cracher dessus. Lorsque la sirène d’urgence retentit, il dessinait des ronds sur un morceau de papier, absent. « Incendie à quelques rues du marché de noël, on se bouge les gars ! ». Le pompier suivit le mouvement, bien qu’il fut moins motivé que les autres jours, son esprit n’arrivait pas à penser à autre chose qu’à sa sœur cadette. Il n’y avait rien à faire, il ne pouvait se la sortir de la tête, ce fut Joe qui insista une nouvelle fois. « Sors de tes rêveries mon vieux, on est sur un coup là, tu dois être à 200% sur le terrain. ». Alec se tenait à bord du camion dont la sirène résonnait à plusieurs mètres à la ronde. « Je t’ai dis que ça allait. ». Joe pinça les lèvres, peu convaincu mais il ne dit rien, ne remettant pas en cause la parole de son compagnon, ce qui toucha plus ou moins Alec, c’était le côté positif de leur équipe. Ils ne posaient jamais de questions personnelles, ou très peu. Tournant à l’angle de la rue, les fumées s’élevèrent dans le ciel, indiquant que leur approche était imminente. Secouant la tête, le jeune homme se mit en condition et devint très réactif. Il n’avait pas vraiment besoin de se forcer pour cela, l’habitude des gestes était là, et c’était sûrement cette habitude la traitresse.

En un rien de temps, les pompiers apprirent qu’une personne était coincée à l’intérieur. Comme presque à chaque opération, on y envoya Alec, ainsi que l’un de ses collègues, Ashton. Enfilant son casque et remontant la fermeture de sa veste, le pompier était prêt, tout comme son co-équipier. Lui faisant un signe de tête, Ashton entra en premier pour dégager le chemin, tandis qu’Alec couvrait ses arrières, surveillant la forme des flammes. Le bâtiment disposait d’un tout petit étage, rien à voir avec un building de New York ou d’une autre grande ville, deux mètres et demi de haut maximum entre le rez-de-chaussée et le sol de l’étage. La voix appelant à l’aide ne tarda pas à se faire entendre entre la fumée noire et les flammes. Ashton fit signe à Alec qu’il montait les marches, signe auquel le blond répondit par un acquiescement, il le suivait de près. A l’extérieur, leurs autres compagnons s’acharnaient déjà sur les flammes pour les canaliser au mieux le temps de l’opération. Suivant Ashton de près, les deux pompiers arrivèrent à l’étage, où la chaleur se faisait plus oppressante. Equipés d’une veste similaire à la leur, ce fut Alec qui découvrit la victime, à la proie des flammes. Montrant la direction à Ashton, il lui prit la veste des mains et se dépêcha d’aller couvrir l’homme qui s’était recroquevillé sur lui-même, paniqué, au centre des flammes qui rongeait les murs. Celui-ci devait être un peu brûlé au visage, mais rien d’autre. Alec n’eut de toute manière pas le temps de vérifier davantage. Il aida l’homme à se rendre auprès d’Ashton, lui montrant comment se couvrir le visage pour ne pas inhaler plus de fumée et minimiser les dégâts. Son coéquipier passa en premier avec la victime, ils descendaient déjà les escaliers, Alec sur leur talon, mais un élément imprévu se produisit, une poutre en bois céda, lui barrant la route. Ashton voulut lui donner un coup de main, mais la poutre avait beau avoir été fragilisée par les flammes elle refusait de bouger, bien trop grosse. Sur le moment, Alec se demanda l’intérêt décoratif de ces gros morceaux de bois, mais se tourna vers l’autre côté de la pièce, à la recherche d’une autre issue. « Sors-le de là ! ». Voilà ce qu’il hurla à Ashton, qui ne devait pas rester ici, avec une victime sur les bras. A contre cœur, Ashton s’éclipsa avec la ferme intention de revenir lui donner un coup de main. Pendant ce temps, Alec fut obligé de reculer et se dirigea vers la fenêtre pour vérifier qu’ils étaient bien dehors. A l’extérieur, tout le monde s’agitait, et l’eau ne cessait de mordre les flammes imposantes qui diminuaient au rez-de-chaussée. La chaleur se faisait un peu plus étouffante et menaçante, mais les flammes ne mordaient pas tant que ça le mur du fond de la pièce. La poutre de bois céda un peu plus, libérant le passage temporairement, mais Alec ne s’en rendit pas compte, car pour le coup il se mit à repenser à sa sœur, se demandant ce qu’elle ferait s’il crevait ici. Les yeux rués sur l’extérieur, flouté à cause de la température ambiante, il finit tout de même par secouer la tête, et lorsqu’il repéra enfin que la sortie était libre, il se précipita mais c’était trop tard. Il suffit d’une flamme pour tout foutre en l’air. L’explosion, aussi légère fut-elle, suffit à le propulser en arrière, lui faisant traverser la vitre plutôt épaisse. Le souffle coupé, son premier réflexe fut de se protéger le visage, car à peine eut-il traversé la vitre que son casque s’envola dans les airs par la force du souffle. Il avait suffi d’une fraction de secondes. Alec n’eut d’ailleurs pas le temps de réaliser que son dos heurtait violemment le sol, lui coupant davantage le souffle. Il perdit légèrement connaissance, totalement sonné par le choc, les seuls sons qu’il entendit furent les cris éloignés et les « Oh mon Dieu ».

« Alec ? Alec ! ». Joe se tourna vers les autres. « Appelez une ambulance supplémentaire, tout de suite ! ». Il reporta son attention sur le jeune pompier, toujours sonné et allongé par terre, la respiration sifflante et difficile. « Surtout ne bouge pas, ça va aller. ». Le corps tremblant, Alec papillonna des yeux, des larmes roulant sur le côté, la fumée lui avait piqué les yeux. « Je… Peux pas… Respirer. ». La vue trouble, il ne distinguait pas les sons correctement, son cœur tambourinait trop vite dans sa poitrine, couvrant les sons extérieurs, qui plus est, ses oreilles sifflaient et il perdait la notion du temps et de l’environnement. Les paroles que Joe lui hurlait ne résonnaient qu’à moitié dans ses tympans, et sa vue ne lui permettait pas de remettre de l’ordre dans son esprit, tout ce qu’il savait c’est qu’il avait mal partout, et qu’il se sentait étouffer. Autour de lui les silhouettes s’agitaient, et vint retentir de nouvelles sirènes, le genre qu’il connaissait bien, mais il ne comprenait pas ce qu’elles voulaient dire sur le moment. Ce ne fut que lorsqu’on bloqua sa tête à l’aide d’un collier cervical et qu’il fut soulevé dans les airs qu’il comprit que ce n’était pas pour quelqu’un d’autre. La panique arriva d’un seul coup, bien qu’il fût toujours sous le choc. L’ambulance fonça à tout allure jusqu’à l’hôpital, le masque à oxygène ne l’aidait en rien, il était gêné par quelque chose, mais il ne savait quoi, et l’odeur du sang trainait partout, ses yeux piquaient toujours et la panique s’insinuait de plus belle dans ses veines. Il écarquillait les yeux, observant les silhouettes et les visages inquiets, tous ces gens bien qu’il pensa voir double de temps en temps. Il se sentit rouler, emmené quelque part, et lorsque le plafond devint blanc il paniqua.

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MessageSujet: Re: AMY&ALEC ∞ « life goes on »   Jeu 29 Nov - 20:27

❝ONE DAY WE WERE DRINKING TEA... ONE ANOTHER YOU'RE ON MY SURGERY TABLE.
WHAT THE FUCK ARE YOU DOING?❞


( c) texas-flood


Ce matin là, c'était l'effervescence. A vrai dire, c'était bien souvent le cas dans cet hôpital. Comme dans tous les autres... Il était étonnant de voir le nombre de personnes qui se blessaient parfois bêtement ou qui parfois étaient victimes d'un terrible accident, une fatalité contre laquelle ils n'avaient pu lutter. Adjugée aux urgences, elle avait vu ainsi une enfant de sept ans arriver avec un doigt bien ouvert. Amy se montra extrêmement gentille avec la gamine, rien à voir avec le visage qu'elle montrait avec les personnes de son équipe. Oui, le plus important pour elle, c'était bien de soulager ses patients et surtout de ne pas les angoisser. Elle l'emmena avec sa mère dans une pièce attenante et examina la blessure avant d'anesthésier sa main. " C'est une toute petite piqûre, ne t'inquiète pas. Tu n'auras pas mal comme ça. Tu as un amoureux ? ". La petite lui fit un grand sourire, inquiète mais si froussarde. Elle observait Amy et hocha la tête avant de répondre : "Oui, Tom". "Tom ? C'est un joli prénom". Et là, elle fut face à un vrai moulin à parole. Sa mère eut beau intervenir pour lui dire de laisser le docteur lui recoudre la plaie, la petite bouche refusait d'abandonner toutes ses histoires, parfois fantasques. Amy sourit, amusée. Les enfants avaient toujours une telle imagination, une telle innocence qu'ils en étaient touchants. "Vous êtes une princesse non? " "Non, je ne suis pas une princesse mais un médecin qui est là pour soigner ton bobo". Le regard peu convaincu de la petite la laissa perplexe. "Je suis sûre que tu es une princesse et que tu ne le sais pas encore et que ton prince charmant va venir pour te sauver d'un méchant". Les yeux écarquillés, la jeune femme finit par éclater de rire, assurant la maman que sa fille ne la dérangeait pas du tout bien au contraire. " J'espère que tu as raison alors parce que je ne l'ai toujours pas vu venir...". Au contraire... Ce fut une telle déception de s'être fiancée à Henry. Henry qui avait tout de la carrure du prince charmant : beau, grand, intelligent... Un rêve éveillé. Sûrement bien trop beau pour elle... La blonde se sentit encore un peu malheureuse mais elle termina son bandage et rédigea une ordonnance avant de la tendre à la mère de la fillette. Quelques bonne préconisations plus tard, elle les raccompagnait vers la sortie lorsqu'un brancard entra soudain. Une nuée d'infirmières étaient déjà autour et Amy soupira. Elles voulaient étouffer le patient ou quoi ? Saluant une dernière fois sa jeune patiente, elle s'approcha pour s'enquérir de ce qui se passait. "Alec Jameson, 30 ans, pompier, passé à travers une vitre, contusions, pneumothorax possible...". Un peu perdue, l'esprit d'Amy était resté bloqué sur le nom du patient. Baissant lentement les yeux, elle n'eut plus aucun doute. Et merde. Pas lui. Ils avaient bu un thé il y avait à peine quelques jours ! Et elle l'avait recroisé une fois sur ce marché de Noël, en compagnie de Noam ! Un pic d'adrénaline lui parcourut les veines. Amy aussi commença à agir par automatisme. Leur commandant de s'écarter, elle emmena trois internes et deux infirmières avec elle en salle d'opération. Ils n'auraient pas le temps de faire les radios, il faudrait y aller en aveugle et de toute façon, on devinait bien que le bout de verre en triangle enfoncé dans sa poitrine en serait à l'origine.

Le corps d'Alec étendu sur la table, ils se rendirent vite compte qu'il fallait d'abord soigner ce poumon perforé. Amy n'eut même pas le temps de lui parler puisqu'un anesthésiste vint injecter une dose suffisante pour envoyer Alec dans un sommeil salvateur. D'ailleurs, elle le vit très bien sombrer en moins de dix secondes. Dommage. Un peu contrariée, elle observa quand même le titulaire qui supervisait son opération. Il lui posait déjà des questions, comme si elle débutait. Sérieusement ? Elle y répondit quand même, bonne joueuse et aussi pour lui signifier que oui, à Londres, on apprenait aussi les mêmes choses concernant la médecine. L'objet pentu toujours fiché dans la poitrine, elle était parfaitement consciente que le jeune homme entrerait très vite dans une détresse respiratoire. Toujours sous oxygène, elle vérifia que tout le monde était bien à son poste avant de se lancer. Lentement, elle saisit le morceau de verre puis tira dessus d'un sec. Dès que le morceau glissa, révélant un sillage rouge à son passage, du sang gicla sur un interne qui avait eu la mauvaise idée de trop se pencher au dessus du corps pour voir ce qu'elle faisait. "Occupez-vous de la machine, s'il vous-plaît". Un rappel à l'ordre tranchant. La tension du jeune homme baissait dangereusement et sa respiration devint sifflante. Forcément, si l'autre ne l'avait pas déconcentré là... et la machine s'emballa. Inquiète, on lui annonça les chiffres qui s'affichaient. A coup sûr, il avait un pneumothorax maintenant. Et il allait falloir gérer aussi un arrêt cardiaque. "Il va faire un arrêt cardiaque, adrénaline s'il vous plaît ! " Ils allaient faire repartir le coeur mais autant profiter de son arrêt pour drainer le poumon perforé. Ils n'avaient que deux minutes pour tout réaliser et la pression montait d'un cran à chaque fois. Les sentiments (ou ressentiments ?) mis de côté, la jeune femme restait très professionnelle. Impossible de deviner que la veille elle avait pu imaginer achever elle même le jeune homme. Ok, il lui avait offert un thé mais... Et si elle était en train de sauver un sociopathe hein ? Et si après, il venait s'introduire chez elle et mettre le feu ? Oui, on ne savait jamais et son attitude avait été plus que suspicieuse en plus. Recousant la plaie, le titulaire présent pressait déjà pour faire repartir le coeur. Les internes étaient mous ou c'était elle ? Amy perdit patience et leur ordonna de se bouger et surtout de ne pas... Un plateau d'instruments vola. Traîner dans leurs pattes. Quels bande d'abrutis ! Lançant un regard noir elle les renvoya, ne gardant que les infirmières compétentes à ses côtés. Fallait pas non plus déconner, il y avait une vie humaine en jeu là ! La fibrillation continuait mais heureusement, une infirmière vint avec un défibrillateur fonctionnel. Ce fut son chef qui s'en saisit. Amy retira tout ce qui pouvait le gêner sur le torse du pompier et recula pour reprendre le contrôle du moniteur. Première décharge. Le coeur ne repartait pas. "Augmentez!". Elle était suspendue à l'écran où la ligne restait désespérément plate. Deuxième choc. Toujours rien. Ce mec était un abruti. Il allait lui clamser entre les doigts. MAIS QUEL ABRUTI ! Le corps fut encore secoué et cette fois ce fut la bonne. Surveillant encore un peu le moniteur, elle souffla. Ok. Ils pouvaient à présent s'occuper des autres bouts de verre. Entre temps, on leur avait amené des outils propres. Ils durent travailler à la pince à épiler. Il en avait dans la joue, sur le font, dans le cou... Ils le manipulaient avec précaution et lorsqu'ils furent certains qu'il était débarrassé de tous ces morceaux de verre, ils désinfectèrent les plaies et posèrent des pansements. Une éraflure à l'épaule était assez vilaine mais pas dangereuse. Tamponnant avec un coton imbibé de désinfectant, elle nettoya la plaie quand... "Attendez, il a une luxation de l'épaule.". Le pneumothorax les avait tellement obnubilé qu'ils voyaient seulement le reste. Amy vint se caler derrière sa tête et le titulaire donna un grand coup pour remboîter les os. Il faudrait lui faire une radio mais plus tard... Il aurait 20 jours d'arrêt et une écharpe pour ne pas trop la solliciter mais de toute façon, avec son problème pulmonaire, Amy savait déjà qu'il devrait attendre trois semaines avant de reprendre le travail. Ils terminèrent les derniers soins et un infirmier emmena Alec en salle de réveil. Amy regarda le brancard partir. Il était hors de danger mais elle devrait surveiller son cas. Un peu soucieuse, puisqu'il était maintenant l'un de ses patients, elle souffla.

Il lui fallait le numéro de sa chambre. Ou plus tard. Parce qu'à ce moment là, une nouvelle urgence l'appela. Décidément, cette journée promettait d'être riche en émotion. Les heures passèrent et Amy fut enfin en pause. Achetant une barre chocolatée, Nancy, une infirmière, la bipa pour lui signaler qu'en chambre 357 son patient était réveillé. Elle monta donc au troisième étage et entra dans la chambre.

- Bonjour Alec. Vous avez été opéré d'une pneumothorax suite à la perforation de l'un de vos poumons par un bout de verre, diverses contusions et une luxation de l'épaule.

Elle débitait son speech, plutôt mal à l'aise. C'était compliqué quand on connaissait son patient... Et le meilleur refuge pour la jeune femme, c'était de se réfugier dans le professionnel. Observant le moniteur, elle commença à lui faire le rapport.

- Vous avez trois semaines d'arrêt et une écharpe obligatoire. Il faudra éviter de vous servir de votre épaule. Nous avons prévu de vous faire une radio demain pour vérifier que tout ça va bien. Sur une échelle de 1 à 10 où évaluez-vous votre douleur en ce moment ?


Questions très classiques. Elle avait attrapé le bloc au bout de son lit et nota les nouveaux chiffres. 14h35. Croquant encore dans sa barre elle le remit à sa place et daigna enfin poser les yeux sur lui.
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MessageSujet: Re: AMY&ALEC ∞ « life goes on »   Jeu 29 Nov - 21:33

❝ I HAVE TO SEE HER. ❞


Boum boum. Son coeur battait à un rythme effréné. A peine avait-il franchi le seuil de l’hôpital et aperçut le plafond blanc qu’il se mit à paniquer et perdit un peu plus d’air dans ses poumons qui lui faisaient un mal de chien. Tout le monde autour s’agitait autant que lui pouvait le faire mais il était coincé sur cette civière, incapable de se redresser. Autant tétanisé qu’angoissé. Entrer dans un bâtiment en flammes ne l’effrayait pas, mais ici, à l’hôpital entre les mains d’infirmières et médecins il était traumatisé et encore sous le choc de ce qu’il venait d’arriver. Milles et unes pensées se bousculaient dans sa tête, provoquant un mal de crâne carabiné, ou peut-être était-ce simplement dû à sa chute, son casque ne l’avait protégé que le temps de traverser la vitre, pas vis-à-vis du choc. Tous les regards braqués sur lui ne faisaient que l’inquiéter davantage, et puis il y avait Eden, il devait voir sa sœur. « Eden… ». Avec un peu de chance tout le monde croirait qu’il était fou, sauf peut-être ceux qui connaissaient la triste histoire. La respiration saccadée et sifflante, la douleur était insupportable, tout comme le fait d’être complètement désorienté. Il avait suffi d’une fraction de secondes pour que tout bascule, il ne savait même plus ce qu’il s’était exactement passé et de toute manière il n’en eut pas le temps car il fut rapidement au bloc. Les voix résonnaient autour de lui mais les lumières étaient aveuglantes, faisant un peu plus pleurer ses yeux. Il ne nota même pas la présence d’Amy. Les ampoules si caractéristiques des blocs opératoires furent le seul élément qui lui permit de savoir où il se trouvait et surtout combien la situation était grave. De la jeune femme il ne reconnut finalement que la chevelure car le liquide anesthésiant dans ses veines fit rapidement effet, obligeant son esprit à stopper toute agitation intérieure. Il ne resta plus rien que le noir. Le blackout.

Ce qu’il s’était passé dans le bloc resterait au bloc. Le réveil fut bien compliqué pour le pompier qui papillonnait doucement des yeux, respirant l’odeur aseptisée des lieux. Le blanc des locaux agressa ses prunelles, forçant ses iris à se rétrécir sous la force de la lumière. Allongé sur le dos, bien qu’à semi de profil à cause du bras en écharpe, il laissa échapper un grognement. Tous ses sens étaient engourdis, tout comme son corps qui n’avait encore pas la force d’effectuer le moindre des mouvements commandés par le cerveau. La salle de réveil était pleine d’autres patients, certains plus réveillés que d’autres. C’était comme s’il sentait un nombre incalculable de regards sur lui, sûrement un des effets de l’anesthésie, il devait délirer un peu. Une voix féminine attira l’attention de ses tympans, mais il mit plusieurs secondes à discerner les mots convenablement. « …Opération… Prenez votre temps… Monter dans… Chambre. ». Alec fronça les sourcils avant de soupirer, oh il avait bien essayé de relever la tête pour prendre connaissance des lieux mais celle-ci était retombée aussitôt contre le « matelas » du « lit ». « Ca va aller. ». Il était encore épuisé, comme s’il n’avait pas dormi ou qu’un train lui avait roulé dessus. Alors que l’infirmière débloquait les pattes du lit et qu’il sentait celui-ci vibrer et avancer, Alec referma les yeux, le mal de mer était ingérable.

Sans demander son reste, le jeune pompier sombra à nouveau, alors qu’on le montait dans sa chambre pour être plus au calme. Ne restait de bruit que les bips bips de son cœur dont il ignorait encore l’arrêt. Dans le fond il n’avait peut-être pas besoin de savoir. L’heure ? Aucune idée de l’heure qu’il était, s’il faisait jour dehors. Le monde aurait pu s’effondrer que son sommeil n’aurait pas été perturbé, et qu’il n’aurait rien senti. Finalement, il n’ouvrit convenablement les yeux qu’une heure plus tard. Une autre infirmière entra dans la pièce pour vérifier que le réveil était convenable, non il n’avait pas vomi si c’était ce qu’ils cherchaient à savoir. L’infirmière s’éclipsa après quelques coups d’œil, le laissant à nouveau seul. C’est à ce moment-là qu’il décida de faire « l’état des lieux ». Son dos tambourinait comme si on lui avait mis la chair à vif, ou pire, qu’on l’avait fouetté à sang. Son visage lui donnait l’impression d’être aussi enflé qu’un ballon, son bras en écharpe il n’osait pas le bouger car la blessure à l’épaule qui était ouverte au moment de son entrée fracassante à l’hôpital l’y empêchait. Sans parler de son torse qui lui donnait l’impression d’avoir été totalement ouvert en deux tant ça tirait selon sa position, ou dès qu’il bougeait. Face à ce constat, il décidé de… Rester complètement immobile. Il soupirait, la mine pâle et les yeux encore un peu vitreux quand Amy rentra dans la chambre. Surpris, il se frotta les yeux mais demeurait silencieux, encore… Dans le gaz quand même. Il eut cependant les réponses aux questions muettes qui le taraudait lors de son était des lieux, alors il l’écouta, sans dire un mot. Alec arqua un sourcil en entendant tout ça, il avait sérieusement été amoché, et il comprenait mieux la douleur au niveau du thorax du coup. Idem pour l’épaule et le reste… Un trou demeurait tout de même, il ne se souvenait plus vraiment de ce qu’il s’était exactement passé. Laissant les éléments s’emmagasiner dans son esprit, il mit un certain temps avant de répondre à la jeune femme, qui eut l’occasion de poser ses yeux sur lui.

« Bonjour… ». Très bon début, oui bon début. Il tourna la tête de l’autre côté et grimaça, le mal de mer… Il reporta son attention sur Amy. « 9. ». Peu causant pour le coup, il remettait encore ses idées en place et la douleur le tuait. Puis il se souvint de l’arrêt cardiaque d’Eden et son cœur s’emballa. Il devait aller la voir. « Je… Je dois aller la voir. ». Il cherchait à se redresser mais la douleur le clouait sur place. Il grogna, mais paniquait à nouveau. « Je dois savoir comment elle va. ».

Amy ne comprendrait peut-être pas, après tout ils n’avaient pas eu l’occasion de discuter de choses plus personnelles, et il était resté tout aussi vague au marché de noël. Il n’avait d’yeux que pour elle, et il la savait beaucoup plus mal en point que lui. Il s’en remettrait, alors peu importait la douleur dans le fond, tant qu’il la voyait, qu’il lui parlait. Oh, il savait qu’elle s’inquiéterait pour lui, mais son angoisse à lui vis-à-vis d’elle le tétanisait et le rendait fébrile. Alors il força sur ses membres et son bras gauche pour se redresser, se mettre assis. Il grogna face à la douleur, ça tirait de partout c’était une horreur. Fronçant les sourcils, il jeta finalement un regard désespéré à Amy, qui assistait à la partie submergée de l’iceberg. Celle que personne ne voyait jamais. Elle assistait à l’inquiétude d’un frère pour sœur, d’un homme qui pouvait braver des flammes mais ne pouvait supporter l’idée de voir l’un de ses proches lui filer entre les doigts. Un homme qui ne pouvait laisser une sœur seule dans sa souffrance. Un homme capable de mettre sa vie en péril pour autrui. « S’il vous plait. ». Car il savait bien qu’elle refuserait qu’il ne sorte de sa chambre, pas dans cet état, mais les jours d’Eden était sûrement comptés, il ne pouvait se permettre d’attendre, lui qui voulait passer du temps avec elle, jusqu’à la fin. Désemparé et encore un peu désorienté, la peur de l’hôpital et de l’état de sa sœur ne l’aidaient pas à voir les choses sagement ou correctement. Il l’avait laissé manger sa barre de céréales et il avait beau être branché à tous ces trucs, il voulait voir Eden. Il voulut laisser ses jambes reposer dans le vide, mais au lieu de ça il retomba quasiment allongé contre le matelas, lessivé. S’énervant contre lui-même, il essaya de réitérer l’expérience, sous les yeux du médecin qui l’avait opéré, ce qu’il ignorait encore pour l’instant, car il n’imaginait pas qu’elle ait pu l’avoir fait, il n’y avait qu’un trou noir. « Je dois y aller… ». Il souffla tandis qu’il retombait une nouvelle fois contre le matelas, les larmes lui montant aux yeux. Il frappa sans grande force ce même matelas de sa main valide. Anéanti.
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MessageSujet: Re: AMY&ALEC ∞ « life goes on »   Ven 30 Nov - 13:59

❝I THINK I UNDERSTAND NOW ❞

( c) texas-flood



Certains auraient pu penser que la jeune femme en aurait profité pour se rincer l’œil dans le bloc. Mais c’était loin d’être le cas. A vrai dire, le métier vous formait à ne plus considérer le patient comme un être humain mais comme un cas de médecine, une machine dont les rouages parfois complexe nécessitait quelques réparations. Résultat, vous n’aviez plus l’impression de voir le corps d’un homme ou d’une femme. Vous n’y prêtiez plus attention. Et finalement, vous étiez tellement concentré sur vos gestes que vous occultiez vraiment tout le reste. Alors bien sûr, certains médecins trouvaient le temps de commenter mais Amy était bien trop concentrée sur son travail pour perdre son temps à mater. Donc, ce n’était pas vis à vis de ça, qu’elle se sentait gênée face au jeune homme. Non. Mais c’était toujours effrayant, lorsque vous parliez à une personne, de la voir quasiment le lendemain dans votre bloc opératoire. Elle le trouva complètement immobile dans son lit bien sagement. Il n’avait pas l’air de vouloir lui poser problème et ça rassurait pleinement le médecin. Il ne manquait plus qu’il soit l’un de ceux qui veulent se carapater… Une fois qu’elle eut terminé de lui présenter son speech, Alec lui répondit enfin. Neuf ? Hum… Elle approcha de la perfusion pour noter l’antidouleur qui lui avait été donné. Pas assez fort.

- Je vais vous en donner un autre mais ce ne sera que sur quelques jours. Vous devez éviter de faire un effort physique pour le moment. Votre poumon a pris un sacré choc et vous aurez du mal à respirer.

Elle préférait le prévenir quand même. Les pompiers avec leurs entraînements quotidiens étaient de grands sportifs et là elle serait intraitable : aucun mais alors AUCUN effort physique pour les trois prochaines semaines. S’il rentrait chez lui, il avait intérêt à ne monter aucune marche, à ne faire aucune course, bref, à rester tranquille. Et manifestement, il en avait décidé autrement. Amy haussa un sourcil. La voir ? Mais de qui il parlait là ? Bon, il était toujours un peu stone quand même, il devait confondre rêve et réalité. S’il vous plait. Amy continuait de l’observer comme une personne en plein délire. Elle s’éloigna quelques secondes pour attraper un anti-douleur plus fort et plus efficace. La morphine, elle n’aimait pas y avoir recours mais lorsqu’il n’y avait pas le choix elle faisait des exceptions. Trois jours .Ensuite elle lui en mettrait un autre car il était hors de question que l’un de ses patients ne ressortent drogués. La barre chocolatée terminée, elle jeta le papier et se lava les mains. Pendant ce temps là, Alec s’évertuait à vouloir quitter son lit. Elle ne s’inquiéta pas plus que cela, il n’irait de toute façon pas très loin. Prenant tranquillement la pochette, elle revint vers lui :

- Plus tard. Il est hors de question que vous me recrachiez votre poumon et que vous ruiniez mon travail. Et vous n’êtes pas en état, ajouta-t-elle en rajoutant la morphine dans sa perfusion. Bonne nuit Alec.

Une fois qu’il eut sombré, elle fut certaine d’être tranquille encore quatre bonnes heures. Elle sortit de la chambre et croisa alors un groupe d’infirmières en train de discuter. « Le pauvre homme, et dire que sa sœur a fait un arrêt cardiaque dans la nuit ». Amy continua sa route mais l’intervention d’une autre infirmière l’arrêta. « … Alec devait être si inquiet pour elle à son réveil… ». Faisant demi-tour, elle s’approcha et… Voilà qu’elles crurent qu’elle allait les engueuler pour bavasser au lieu de travailler. Alors que non, elle voulait simplement comprendre ce qui se passait. Elle ignorait qu’il avait une sœur et celle-ci était apparemment hospitalisée. Et avait fait un arrêt cardiaque. Qu’elle abrutie, elle l’avait envoyer dormir au lieu de… Hum. A présent seule dans le couloir, elle décida de se rendre à l’accueil pour en découvrir plus. Malheureusement, un titulaire l’attrapa et l’embarqua pour une opération sur le cerveau. Tracassée, Amy se posait tout un tas de questions jusqu’à ce qu’elle ne se retrouve face à ce cerveau.

Quatre heures plus tard, elle ressortit enfin, peu satisfaite d’elle-même. Si elle n’avait pas fait d’erreur mortelle, elle aurait très nettement pu faire mieux et d’ailleurs on lui rappela que comparé à d’habitude, elle avait semblé bien distraite. Ce fut l’effet d’un poignard. Elle s’évertuait tellement à tout faire pour bien travailler… Sa journée était officiellement terminée. A défaut de mieux, elle décida de reprendre son enquête, ça lui occuperait assez l’esprit pour ne pas repenser à tout ça. Arrivant à l’accueil, elle se renseigna, donnant le nom de famille Jameson. C’était Nancy qui était là. Nancy avait bien entre quarante et cinquante ans et était sûrement une infirmière remarquable. Amy la trouvait vraiment sympathique et efficace. Bon, c’était aussi une femme de caractère mais elle avait ce côté maternel qui lui faisait du bien. « Eden Jameson ». Elle lui expliqua alors que c’était effectivement la sœur d’Alec et qu’elle souffrait d’une maladie dont elle ne réchapperait pas. Effectivement, elle avait également fait un arrêt cardiaque. Amy obtint le numéro de la chambre. Elle devait savoir pour Alec et si possible les mettre ensemble. Se rendant dans le service concerné, elle trouva la bonne porte dans le dédale de couloir. Observant par la vitre, la blonde regardait apparemment une émission, la peau diaphane. Elle était très faible…Inspirant un bon coup, le médecin ouvrit la porte.

- Bonjour Eden. Je suis le Dr Nightingale, je viens vous voir parce que votre frère, Alec, a eu un accident au travail. Ne vous inquiétez pas, sa vie n’est pas en danger mais nous avons dû l’opérer.

Elle s’avança dans la chambre, lentement et parlant calmement. Elle ne voulait pas aller trop vite, il ne fallait surtout pas la brusquer. A l’évocation du nom de son frère, celle-ci se redressa de son mieux dans son lit.

- Alec ? Mais il va bien ? Que lui est-il arrivé ?

- Il a traversé une vitre. Il a eu un poumon perforé, s’est luxé une épaule mais tout ça sera terminé dans trois semaines.

- Trois semaines ? Wow. Et il est où ?

- Dans une autre chambre. Il s’est réveillé, il m’a parlé donc je pense qu’il se remettra vite sur pieds. C’est un battant et il veut tellement vous voir qu’il réussira probablement à s’échapper alors que je le lui ai interdit…

Eden sembla soulagée et sourit légèrement. Oui Alec pouvait être très têtu parfois. Elle prit alors le temps d’observer le Dr Nightingale.

- Je ne vous ai jamais vu ici avant…

Et cette jeune femme était plutôt jolie. Serait-ce pour elle qu’Alec était en retard l’autre jour ? Contrairement à d’habitude, il n’avait pas nié… Et ce petit sourire là qu’il avait eu aux lèvres, le désignait comme coupable. Si seulement quelqu’un pouvait être là pour lui quand elle ne pourrait plus…

- Oui… Je viens d’arriver, il y a une quinzaine de jour. De Londres. Et en ce moment, je fais mes preuves aux urgences alors… Avez-vous besoin de quelque chose ? J’aimerai essayer de discuter avec votre médecin pour … Eh bien quand Alec s’est réveillé, il ne pensait qu’à venir vous voir. Et il doit se reposer mais j’aimerai l’amener dans votre chambre, seulement si vous êtes d’accord bien sûr et si votre médecin n’y voit pas d’objections.

- Oh vous êtes trop gentille, je vous remercie. Alec peut vraiment être surprotecteur parfois…

- Il s’inquiète beaucoup pour vous, oui. Il doit beaucoup tenir à vous et je pense qu’il serait vraiment plus rassuré s’il était à vos côtés, répéta Amy qui du coup percevait Alec avec un nouveau filtre.

- Vous dites ça à tous les patients qui ne peuvent pas sortir ? demanda la jeune fille avec un sourire malicieux aux lèvres. On jurerait presque que vous êtes gênée.

- Gênée ? Non. Non mais je pense qu’il est bien de réunir un frère et une sœur. D’ailleurs, j’aimerais prévenir vos parents, si vous avez un numéro de téléphone à me donner … ?

Malgré elle, elle récupérait des informations plutôt privées sur Alec et Amy se sentait bien mal à l’aise vis à vis de ça. Mais ça faisait parti de son travail alors elle attendait la réponse d’Eden qui ne tarda pas à venir. Ce fut au tour de la sœur d’Alec d’être gênée :

- Nos parents s’en font déjà beaucoup pour moi. Ils deviendraient insupportables s’ils apprenaient qu’Alec est out pour quelques jours. C’est lui mon… Protecteur attitré, ajouta-t-elle avec un sourire complice.

- Alec est le seul actuellement à s’occuper de vous ? Je veux dire, quand vous sortez de l’hôpital, vous n’allez pas chez vos parents ?

Elle réalisa que sa question visait juste à satisfaire sa curiosité. La petite blonde pourrait bien l’envoyer paître mais loin de là.

- On a un petit appartement en ville, c'est notre repère. Alec tenait à ce que j'ai une sorte d'indépendance, nos parents voulaient me garder jalousement chez eux et… Alec est celui qui m'a permis d'avoir... Une vie presque normale… Elle soupira avant de reprendre : …au détriment de sa propre vie privée d’ailleurs…

Alors là… Amy ne s’y attendait pas du tout. Alec aurait sacrifié sa vie privée pour sa sœur ? Lui qui semblait être un coureur de jupons de première ? Elle écarquilla les yeux, presque choquée de cette révélation.

- Vraiment ? Je veux dire… Il me paraissait être plutôt… Le genre d’homme qui passe son temps à séduire chaque fille qui passe alors…

- Il pourrait l'être si je n'étais pas... Malade. Je suis sûre qu'il ne se souvient même plus de la dernière fois où il a invité une fille au restaurant. Ca doit bien faire deux ans, si c'est pas plus.

Deux ans… Bon, elle avait dû se tromper finalement sur son compte… Elle s’en voulut un peu de l’avoir jugé d’après ses apparences, simplement parce qu’il saluait des infirmières. Il était trop tard pour s’excuser à présent et puis à quoi cela servirait-il ?

- Vraiment ? Je l’ai jugé un peu vite l’autre jour je crois… Et j’avoue que j’ai vraiment cru qu’il était ce genre d’hommes qui n’acceptaient pas d’être éloigné parce qu’il m’a suivi dans tout l’hôpital jusqu’à ce que je lui dise pourquoi je lui avais reproché de distraire les infirmières, expliqua-t-elle pensive devant une Eden qui restait calme.

- S’il vous a suivi dans tout l’hôpital, c’est sûrement que vous lui plaisez…

- Vous croyez ? demanda Amy bouche bée. C’était pas bon ça… Ce ne serait pas vraiment une bonne idée… Je ne suis pas à la recherche de l’amour, bien au contraire. Je sors d’une histoire trop difficile pour m’engager à nouveau.

Si seulement Eden pouvait lui passer ce message… Elle observa ses constantes et préféra prendre finalement congé pour la laisser se reposer. Elle trouva le médecin d’Eden et obtint son accord pour qu’Alec puisse rejoindre sa chambre. Il leur fallut bien une heure pour remonter le pompier toujours endormi. Après avoir vérifier que tout allait bien, Amy le laissa avec sa sœur.

- Je repasserai quand il se réveillera pour voir s’il va mieux.

Elle sourit et s’éclipsa enfin. Avec tout ça, elle avait bien besoin d’un thé.





Dernière édition par Amethyst L. Nightingale le Sam 1 Déc - 19:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: AMY&ALEC ∞ « life goes on »   Ven 30 Nov - 20:20

❝ WHAT THE HELL HAPPENED ? ❞


Les paroles de la blonde n’étaient que paroles en l’air, car l’esprit du jeune homme ne pensait qu’à une seule chose au moment de son premier réveil : sa sœur. Il devait s’assurer de son état avant de prendre le sien en considération. Pour lui, il s’agissait là d’une question de vie ou de mort, et perdre une seconde avec sa sœur était critique, surtout lorsque l’on savait comme lui que ses jours étaient comptés et que peut-être bientôt il n’aurait plus l’occasion de lui dire ou lui montrer combien il pouvait tenir à elle. Le chiffre neuf sortit de sa bouche sans qu’il ne s’en rendre réellement compte, et pour cause, malgré la douleur qui le terrassait, il cherchait déjà à se redresser, forçant la jeune femme à réagir de façon sournoise. D’une façon qu’Alec ne soupçonnait même pas, perché à son but premier, son cerveau encore embrumé par l’anesthésie. La difficulté à respirer, en revanche était claire et nette, car lui-même ne pouvait la faire passer inaperçue. Cette pression au sein de son thorax, la douleur, comme si tout était coincé n’étaient que des impressions désagréables, mais pourtant bien réelles. Au diable les hôpitaux, il n’aimait pas ça, mais pire encore à cet instant, c’était ce manque crucial d’informations vis-à-vis de l’état de santé d’Eden qui le taraudait. Son rythme cardiaque battait jusqu’à ses tempes, accentuant un peu le mal de mer qui ne le quittait pas. Peu importait au pompier les belles paroles explicatives d’Amy, seule Eden comptait à cet instant, et pour cause, il cherchait une nouvelle fois à se lever, mais c’était chose vaine, car il retombait à chaque fois sur ce matelas. Heureusement qu’il avait un énorme oreiller moelleux sinon… Aie. Les larmes avaient fait rougir ses yeux, et c’était une position bien étrange qu’il avait là, corps à semi de profil, presque allongé en chien de fusil s’il avait pu se mettre correctement, mais l’anesthésie récente et la douleur paralysaient ses membres, qui, du coup, ne répondaient pas très bien, à moins que ce ne soit dû à son manque de force, car sur le moment il n’en avait quasiment pas. L’injection de morphine, il n’eut pas le temps de la calculer, il ne tourna la tête que lorsqu’il entendit le « bonne nuit », ce n’était pas prévu qu’on le réopère ! Fronçant les sourcils, le regard d’incompréhension fut le seul qu’il put adresser à Amy, ainsi qu’un… « Mais… ». Puis plus rien, il retomba inerte, le visage contre son oreiller.

Les minutes défilèrent, tout comme les heures, sans qu’Alec ne bouge ne serait-ce qu’un orteil, sagement endormi dans un profond sommeil sans rêves, ni cauchemars pour le déranger. Aucunes pensées dérangeantes ou inquiétantes. Rien. Le néant. Le vide intersidéral. De son côté, Eden fut ravie de faire la rencontre d’Amy, pour elle, il n’y avait pas de doutes possibles, c’était celle qui avait retenu son frère l’autre jour et l’avait mis en retard. A peine la résidente se fut-elle éclipsée qu’Eden sourit, retrouvant soudainement sa malice malgré sa grande fatigue et ses traits pâles, fatigués. « Une anglaise hein ? Finalement… Il a peut-être bien fait de se réserver. ». Gloussant, elle rattrapa la télécommande d’un geste lent et remit la télévision, le feuilleton de l’après-midi était primordial. Les minutes défilèrent, sans qu’Alec n’atterrisse dans sa chambre, un soupir de déception traversa ses lèvres vers 17h, mais finalement, elle vit deux infirmiers ouvrir la porte en grand, pour pouvoir y glisser un lit. Se redressant légèrement, curieuse, elle ne rata pas une miette de toute la manœuvre. L’un des infirmiers s’appelait Dan’, elle lui adressa un petit sourire. « On t’amène une surprise Eden. ». La jeune femme sourit, soulagée de voir son frère sagement endormi. « Ca va bientôt faire 5 heures qu’il dort comme un loir, on a été obligé de le remettre correctement, il aurait réussi à nous choper un torticolis sinon. ». Eden gloussa à nouveau. « Ce ne serait pas la première fois qu’il en a un. ». Eden grimaça tout de même à la vue des machines, de la perfusion, et même de la poche de sang. Autant que ça ? Il n’avait pas dû se rater cet abruti. Plissant le nez, elle arbora une mine soudainement un peu soucieuse, ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de Dan’. « Hey, il va bien, il sera sûrement un peu grincheux au réveil mais tu sais pertinemment que ça ira, tu m’as toujours dis que c’était un battant. ». La jolie blonde soupira et haussa les épaules. « Oui mais pour combien de temps ? Il est beaucoup trop engagé auprès de moi pour en sortir indemne au moment où… Tu sais bien. ». Dan’ pinça les lèvres mais lui adressa un sourire. « J’en ai profité pour t’amener des DVD, je parie qu’il va adorer voir « la revanche d’une blonde » à la télévision. ». Eden récupéra son sourire et éclata même de rire, discrètement bien sûr. « Je pense surtout qu’il va se planquer sous l’oreiller. Merci Dan’, pour tout. Tu ferais mieux de t’éclipser, Alec grincheux n’est jamais beau à voir, encore moins s’il voit un homme me tourner autour. ». Petit clin d’œil malicieux puis elle laissa l’infirmier filer avec son collègue qui avait fini les dernières installations.

Eden revit Amy, qui passa pour vérifier que tout allait bien. Elle en profita pour lui poser une autre question, concernant principalement Alec pour le coup, elle qui voulait tellement lui rendre la pareille. « Il y’a quelque chose que je pourrais faire, pour lui ? Il a toujours su trouver les mots, les petites choses qui sauraient me faire oublier la douleur, qui plus est… Même s’il ne l’avouera jamais il a une peur bleue des hôpitaux. Lui-même se plait à dire que c’est ironique vu le temps qu’il y passe mais… Bref, j’aurais aimé pouvoir lui rendre la pareille. ».

Amy finit tout de même par s’éclipser une nouvelle fois, disant qu’elle repasserait une fois qu’il serait réveillé. Au fond, Eden espérait qu’il ne se réveillerait pas trop tard, car pour la première fois depuis bien longtemps, voir son frère aussi « fragile » la peinait, et pour la première fois, elle eut peur de se demander comment il ferait, sans elle, lorsqu’elle ne serait plus là. Son point de chute pouvait être Amy, il ne fallait pas qu’il soit seul, il fallait qu’il ait une épaule sur laquelle pouvoir un peu se reposer, lui qui n’arrêtait pas depuis 11 ans. Le silence retomba dans la pièce, la télé avait été coupée depuis longtemps. Se tournant doucement de profil, Eden ne le quitta pas des yeux, attendant le moindre signe de réveil, le moindre… Quelque chose. Ce signe ne vint qu’une bonne heure plus tard, après 7 heures de sommeil vide. Alec grogna légèrement, les doigts engourdis. Il papillonna des yeux, comme la première fois, la lumière était si aveuglante qu’il en avait mal aux yeux. Eden le laissa reprendre ses marques, sans le brusquer. L’oxygène, le jeune homme la sentait, tout comme la pression qui était toujours là, mais en terme de douleur ça semblait aller mieux, ou alors il ne s’en rendait pas compte. Incapable de dire l’heure qu’il était, ou même le jour, il tourna la tête à gauche, puis finalement… A droite. Eden sourit. « Hi… Surtout… Ne panique pas. ». Alec écarquilla les yeux, le blanc, allongé, il était allongé. Il leva un peu plus la tête, un moniteur, observa son bras, une perfusion, l’autre bras, deux perfusions. What the hell ?! « Je… Panique…P. ». Il se stoppa, reportant son attention sur Eden, pour lui ses gestes étaient rapides, en réalité, ils étaient tellement lents qu’une tortue aurait même pu le dépasser, et aurait eu le temps de faire le tour de la chambre. « Oh God… ». De sa main gauche il se mit à effleurer son visage lentement, des pansements partout, sûrement riquiqui, mais, du sparadrap partout, qui tiraient la peau, un dos en miette, et… Il passa la main sous sa chemise et sentit le plus gros des pansements sur son torse et déglutit. Sa gorge se noua. Mais ça, ce fut juste avant qu’il ne se rende compte. Tournant la tête vers Eden, celle-ci l’observait comme s’il s’apprêtait à faire une connerie. « Alec… ». Il ne dit rien, la regardant comme s’il avait vu un miracle. « Eden, tu vas… Bien ? ». Un sourire étira doucement, toujours aussi lentement, ses lèvres tandis qu’il réalisait. La jeune femme lui sourit et acquiesça. « Je sais que je t’ai fais peur, mais je vais bien maintenant, Amy a dit que tu ne devais pas faire d’effort physique, alors je t’en prie, ne fais pas de truc stupide. A ton tour d’être mon patient. ». Elle se tût puis arbora finalement un air de triomphe. « D’ailleurs… Elle est plutôt canon. ». Sa sœur parla trop vite, il n’eut pas le temps de suivre en même temps qu’elle tout ce qu’elle disait. Fronçant légèrement les sourcils, la bouche entrouverte, il dût s’y reprendre à deux fois avant de comprendre et d’assimiler tout ce qu’elle venait de dire. « Amy ?... Elle m’a… ». Ah mais… Qu’avait-elle fait déjà ? « Bonne nuit. ». Ce fut Eden qui hocha la tête et rit légèrement. « Tu as tenté de faire le con, elle n’a fait que t’assommer avec quelque chose, je pense… Et si tu veux mon avis, c’était mérité. ». Elle sourit, fière de sa petite taquinerie. Alec, lui, fit la moue, suspicieux, elle allait bien, aucun doute là-dessus, mais avec la morphine et l’anesthésie, le pompier avait quasiment oublié une bonne partie des conversations qu’il avait pu avoir, et Dieu savait qu’il n’en avait pas eu beaucoup. Il finit néanmoins par sourire et soupira tout en reportant son attention sur le plafond blanc. « J’aime pas les hôpitaux… ». Eden soupira, il allait commencer à se plaindre du blanc d’ici plusieurs minutes, elle en était sûre, mais en fin de compte, elle se trompa, car les éléments se remettaient en place dans l’esprit brumeux du pompier. Les interventions d’Amy, Eden qui connaissait le nom… Eden qui connaissait le nom… Eden qui connaissait… Amy ? Il triturait un des pansements de sa joue, perdu dans ses pensées quand il réalisa. « Tu as vu Amy ? ». Eden acquiesça une nouvelle fois, le nez dans un magazine. « Oh oui, elle est charmante, c’est ton médecin, forcément que je l’ai vu, vu ta tronche il fallait que je sache quelle connerie t’avais faite. ». Alec restait immobile, triturant toujours le sparadrap, pensif, et inquiet. « Sache qu’il n’y a rien… ». Sa sœur souffla en mode peu convaincue. « Bien sûr, et moi j’ai été proclamée reine de la barbe à papa. Tiens d’ailleurs, maintenant que tu es réveillé, on va pouvoir regarder la revanche d’une blonde après manger ! Et Amy doit repasser, faut que je la prévienne. ». Alec voulut l’empêcher d’appuyer sur le bouton mais… Trop tard, malgré sa maladie elle était beaucoup plus rapide que lui pour le coup. Le pompier laissa son bras retomber le long du lit, vu les perfusions, il était quasiment sûr de ne pas avoir à manger un repas dégueulasse ce soir, enfin il espérait, il avait encore le mal de mer, et n’avait clairement pas faim. Un coup de fatigue le prit, sûrement le contrecoup de la morphine. Une question demeurait encore tout de même… C’était quoi ces oiseaux bleus au plafond ?
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MessageSujet: Re: AMY&ALEC ∞ « life goes on »   Sam 1 Déc - 22:08

❝YOUR SISTER IS SO AMAZING ❞

( c) texas-flood


Amy laissa donc Eden avec son frère. Fille unique, elle n'imaginait pas ce lien fraternel. C'était une chose qu'elle ne pourrait jamais connaître mais l'entêtement et l'amour profond d'Alec pour sa soeur la convainquirent de les réunir. Après tout, elle s'était manifestement trompée à son sujet en le traitant de Don Juan alors qu'il n'avait manifestement eu aucune histoire, même d'une nuit depuis deux ans. Une fois dans le couloir elle réalisa que sa journée était normalement terminée. Oui mais elle n'avait pas envie de retourner chez elle. Qu'y ferait-elle ? Elle décida donc de revoir les patients qu'elle avait opéré ces derniers jours, prendre des nouvelles. La première patiente était une femme d'une quarantaine d'année qui s'était cassée la cheville. Apparemment, elle se sentait mieux et il était sûrement temps pour elle de quitter l'hôpital. La nouvelle ravit bien évidemment sa patiente qui voulait plus que tout rentrer chez elle avec sa famille. Le second était un homme de cinquante deux ans qui avait eu un traumatisme crânien. Malheureusement, il n'était toujours pas réveillé de son coma. Le coma était certainement l'une des choses les plus difficiles pour les proches et la jeune femme insistait pour que les proches parlent à son patient. Parfois, ils entendaient. Et c'était mieux qu'ils sachent qu'on les attendait. Oui, l'anglaise était bien loin de se douter qu'Eden se faisait des idées, voire des films. Elle repassait justement par là quand elle vit les infirmiers installer Alec. Elle les suivit pour s'assurer qu'ils ne lui abîmeraient pas son patient du jour. La jeune soeur en profita pour lui poser une question qui surprit Amy. Difficile pour elle de répondre, elle ne savait pas ce qu'aimait Alec. Eden devait sûrement mieux le connaître qu'elle. Réfléchissant elle se mordit la lèvre avant de répondre, pensive :

- Je suppose que lui rendre la pareille est un bon début... Je veux dire, le rassurer, être là et profiter de sa présence... Faites comme lui, je suis certaine qu'il appréciera...

Oui... Enfin à priori... Après tout, on faisait souvent pour les autres ce que l'on aimerait que l'on fasse pour nous. Elle fit un petit sourire d'excuse et s'éclipsa à nouveau pour dîner. Il était l'heure de prendre quelque chose d'un peu plus consistant. Se rendant dans la cafeteria, elle se fit un plateau et s'installa à la même table où elle avait pris ce fameux thé avec le pompier. Comme ce jour semblait lointain à présent... Sur le moment, elle se trouva stupide... Elle s'était mal comportée avec lui. A trop vouloir le tenir à l'écart elle s'était montrée bien grossière. Enfin, même si elle n'aimait pas parler d'elle-même, il s'était montré généreux alors que rien ne l'y obligeait. Pourquoi ? Pourquoi après ce qu'elle lui avait dit ? Elle ne comprenait pas. C'était tellement différent... La plupart des gens ne faisaient pas attention. Et elle s'en contentait. Mais jamais elle n'aurait pensé voir des personnes aussi impliquées à comprendre pourquoi elle était ici. Entre lui et Noam... Le moment au marché de Noël avait été agréable. Elle se souvint qu'il avait acheté du pain d'épice et Eden lui avait demandé comment lui faire plaisir... Il en avait pris deux. Et il lui semblait qu'il avait dit en réserver un pour sa soeur. Il avait également donné le numéro du stand... Terminant son sandwich, Amy sortit de l'hôpital et se rendit dans le centre ville de Little Rock. Parcourant les stands, elle crut retrouver le bon. "Excusez-moi Monsieur... Est-ce que vous vous souvenez avoir vendu deux pains d'épices à un homme mesurant environ 1m85, blond, les yeux verts ?" "Je ne me souviens pas de tous mes clients Madame...". Amy soupira, un peu désemparée. " Il vous a peut-être dit qu'il avait une soeur à l'hôpital...?" "Oh, oui, je me souviens de ce gars là ! ". Il lui montra ceux qu'il avait pris. Ne sachant pas du coup lequel il avait pu garder pour lui, elle en acheta elle même deux et revint à l'hôpital, un sac plastique à la main. Elle entrait justement lorsqu'elle reçu un message sur son bipper indiquant qu'on l'attendait dans la chambre des Jameson. Un sourire se dessina sur ses lèvres et elle prit l'ascenseur.
Parcourant le dédale des couloirs, elle parvint finalement dans la chambre indiquée. Apparemment, ils étaient tous les deux bien réveillés. Amy passa rapidement dans la salle des infirmières pour déposer sa veste et emprunter une blouse (il valait mieux pas qu'Alec pense qu'elle était sortie juste pour eux, ce serait malvenu) et revint sur ses pas. Elle entra, et sourit à Eden avant de poser les yeux sur son fugueur.

- Hey. Comment vous sentez-vous Alec ?

Oui, la morphine était quand même un produit fort et il ne serait pas étonnant qu'il se sente nauséeux. Elle regarda dans le placard et vit qu'il y avait le médicament qu'il fallait si nécessaire.

- Au niveau de la douleur? Je pense que je dois baisser la dose, pas de beaucoup mais c'est mieux. Il serait bien que vous grignotiez un morceau.

D'ailleurs, une infirmières passa avec les dîner. Amy regarda le chariot passer avec une mine un peu circonspecte et curieuse. Elle vit le papier indiquant le menu et le piqua sur le plateau du jeune homme. Mouais. Pas terrible. Elle leva les yeux vers la fratrie, un peu désolée.

- Je vous conseille de manger léger et de vous en tenir à l'entrée et... Au yaourt. Ce sera suffisant au vu de ce que vous avez traversé dernièrement...

Elle donna un anti-nauséeux à Alec et demanda à Eden si elle en avait également besoin.

- Attendez un petit quart d'heure qu'il agisse.

Elle observa Eden, puis Alec. Et à nouveau Eden. Elle avait posé le sac l'air de rien à côté de la cadette. Mais celle-ci ne l'avait sans doute pas encore remarqué. Alors elle décida d'expliquer avant qu'il ne soit trop tard.

- Eden a de bons complices dans cet hôpital. Sachez que... Vous pouvez consommer du pain d'épice, j'espère que ça vous empêchera de tenter de vous enfuir à nouveau...

Elle lui lança un regard sévère avant de glisser les yeux vers la blonde, un demi sourire aux lèvres. De nouveau le regard très sérieux, elle décida de taquiner Alec, juste pour se venger de ce qu'il lui avait fait subir en la suivant partout dans l'hôpital.

- Et encore, je crois que ce n'était pas le pire... Avec votre délire, vous avez commencé à prétendre être le meilleur du monde pour embrasser une femme... C'était plutôt très embarrassant et ... Bref... Sincèrement, je crois que vous vous trompiez lourdement sur ce point alors il vaudrait mieux... Vous trouver un autre talent.

Elle pinça les lèvres pour s'empêcher de rire et fit mine de relever ses constantes. S'il se souvenait avant qu'elle ne l'ait endormi de ce qu'il s'était passé, nul doute qu'il relèverait la supercherie mais s'il doutait... Elle offrait à Eden une occasion de taquiner son frère et elle ne savait pourquoi mais elle sentait que la petite adorait ça...
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