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 ALEC&AMY ∞ « following you »

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MessageSujet: ALEC&AMY ∞ « following you »   Ven 23 Nov - 9:34





« HI. I’M ALEC. GLAD TO MEET YOU. »


Little Rock était loin d’être une ville paisible et calme à certains moments. Il suffisait de se promener dans les rues en pleine journée pour comprendre tout de suite qu’il pouvait vite arriver un incident. Accidents de voitures, piétons qui se faisaient renverser, cambriolage qui tournait mal, incendies criminels ou causés par de simples défauts en matière de chauffage ou d’électricité. Un four mal éteint… Et pleins d’autres choses du genre. A la caserne, tout le monde était toujours prêt à décoller et mettre les voiles direction une rue bondée de la ville, à n’importe quel moment. C’était beaucoup plus rythmé que l’armée, mais tout aussi dangereux. Ce boulot plaisait énormément à Alec même s’il était loin de ses rêves de gosse. Toutefois, cela faisait plusieurs jours que le jeune homme semblait ailleurs, comme absent, et était beaucoup moins sur le qui-vive. Ses compagnons ne comprenaient pas vraiment pourquoi, mais cherchaient toujours à savoir de quoi il pouvait bien retourner. Une peine de cœur ? Une femme inaccessible ? Une pizza mal cuite ? Arquant un sourcil, le jeune pompier se tourna vers l’un de ses amis.

« Une pizza mal cuite ? Tu te fiches de moi ? ». Prenant une mine légèrement agacée, Alec finit par sourire, il ne pouvait pas leur en vouloir, ils ne cherchaient qu’à lui remonter le moral, une fois de plus. Car aujourd’hui, le compteur de sa sœur affichait tout pile : 1 an. Il ne lui restait plus qu’une année, si elle tenait jusque là, et il s’en faisait chaque jour que Dieu faisait. Eden allait mal, bien plus mal qu’il ne pouvait bien le penser et celle-ci le cachait derrière des sourires pour ne pas l’inquiéter davantage. Dans le fond ce n’était pas juste. « Bah quoi ? Il faut bien réussir à te faire réagir non ? Tu es complètement stone depuis ce matin. Il faut te réveiller mon pote, ça peut être dangereux d’être dans un état comme ça sur le terrain. ». Alec opina du chef, il savait bien qu’il devait mettre ses problèmes de côté pour pouvoir aider les autres. D’ailleurs, l’alarme se mettait déjà à sonner et le vieux Max beuglait déjà dans son micro depuis son bureau. « Allez, on se bouge les feignasses, incendie dans le quartier nord ! Plus vite que ça allez allez ! ». Un fin sourire étira les traits du jeune homme qui enfilait déjà son casque de protection et sa veste pour filer avec les autres. Grimpant dans le camion qui faisait déjà retentir sa sirène, il salua certains de ses compagnons, restés à la caserne au cas où un autre incident se produirait ailleurs.

A partir de cet instant, l’adrénaline montait toujours en lui, et s’insinuait dans chacun de ses veines. Le goût du risque, d’être en quelques sortes un « héros », bien ce que ne fut pas ce qui l’intéressait au premier abord, le rythme acharné du travail, tout cela lui faisait oublier le temps d’un instant les problèmes de sa vie quotidienne concernant sa sœur. Eden. Celle qui était dans un lit d’hôpital, à regarder des programmes télés débiles, et il n’était pas là pour elle. Bien sûr, une partie de l’argent qu’il gagnait aidait à lui payer les soins, rien n’était trop beau pour sa sœur, mais la savoir là-bas… Le camion tourna violemment à l’angle d’un carrefour, ce qui réveilla rapidement le jeune pompier, qui manqua de lâcher prise et de tomber. La fumée noire était visible à l’horizon, ils approchaient rapidement de l’endroit. Lorsque le camion se gara dans un crissement de pneus, tout le monde descendait déjà pour sécuriser le périmètre et sortir le long tuyau, aidés par les flics de la ville. Les choses s’accélérèrent encore plus lorsqu’ils apprirent la présence de deux personnes supplémentaires dans le bâtiment. Jetant un coup d’œil à l’un de ses amis, Alec acquiesça, ils n’avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. Tandis que les autres collègues s’occupaient d’envoyer l’eau sur les flammes récalcitrantes, pour libérer ainsi le passage, Alec se jeta à l’intérieur, accompagné de très près par Jake, son co-équipier. Les flammes rongeaient déjà les murs, les noircissant au passage. A l’étage, ils entendaient deux personnes hurler et appeler à l’aide. Prenant bien soin de vérifier qu’il n’y avait aucun danger pour eux et les citoyens à évacuer, le jeune homme passa le premier et commença à gravir les marches. Deux de celles-ci cédèrent à moitié sous son poids, fragilisées par la chaleur environnante. Alec se serait cru dans un four et pourtant il ne faisait pas marche arrière, Jake sur ses talons.

A l’extérieur, les membres de la famille qui étaient au travail à ce moment là venaient d’arriver sur les lieux et commençaient à paniquer en voyant la violence des flammes. Malgré tout, les pompiers réussirent à canaliser l’incendie, celui-ci baissait déjà en intensité en ce qui concernait le rez-de-chaussée et les vitres du premier étage. L’attente se faisait longue, déjà dix bonnes minutes qu’ils étaient là-dedans. Inquiets, comme les civils, les camarades des deux pompiers serraient les dents et priaient intérieurement. Ils étaient tous comme une famille, perdre l’un des leurs faisait aussi mal que de perdre un être cher. Alors à chacune des missions de ce genre, ils retenaient leur respiration. Ce fut finalement au bout de quinze minutes, que l’on vit les silhouettes sortir d’un bond du bâtiment. Ils étaient au nombre de quatre. Ils avaient réussis.

Une jeune femme d’environ 25 ans fut immédiatement emmenée près de la camionnette d’urgentiste, et l’adolescente de 16 ans fut également prise en charge. Une fois éloignés des flammes, que leurs compagnons continuaient d’asperger, Jake et Alec eurent droit au même traitement que les deux jeunes filles : de l’oxygène pour éviter un risque de propagation de la fumée dans les poumons. A part ça ils étaient en pleine forme. Le visage légèrement couvert de suie, Alec sourit à son co-équipier et grimpa dans la camionnette urgentiste. Il accompagnait toujours les rescapés à l’hôpital, question de principe, bien qu’il déteste l’endroit. Les deux jeunes femmes avaient quelques blessures légères et toussaient encore, mais elles étaient en vie. Le jeune homme n’avait pas besoin de merci, seul un regard suffisait, il n’avait pas besoin de plus pour comprendre ce que l’on voulait lui dire. Ayant laissé son casque entre les mains de Jake, ils arrivèrent aux abords du site, et comme d’habitude, Alec attendit que les deux blessées soient accompagnés à l’intérieur, et comme il savait bien reconnaître les brûlures lorsqu’il en voyait. « Elles sont brûlées au premier degré, brûlures légères, rien de bien méchant, elles s’en remettront vite, plus de peur que de mal Doc’. ». Adressant un sourire face aux quelques médecins et chirurgiens prêts à accueillir leurs blessés, il posa doucement la main sur l’épaule de l’adolescente et s’éclipsa à l’intérieur. Il comptait bien en profiter pour aller voir sa sœur. Mais c’était sans compter sur les… Infirmières. Ah, les douces infirmières qui n’avaient de cesse de penser qu’il était blessé, alors qu’il n’avait rien. C’était limite à se demander si elles ne souhaiteraient pas qu’il revienne ici brûlé… Offrant des sourires à chacune d’elle, il en saluait d’autre, puis encore une autre, même si celle-ci était bien loin de la trentaine voir même de la quarantaine… C’était une des ainées de l’hôpital et qui prenait soin de sa sœur, alors pour tout ce qu’elle faisait pour sa cadette, Alec avait sympathisé, il la considérait plus comme une sorte de tante qu’autre chose. Relevant les yeux pour observer autour de lui, il se sentit soudain légèrement mal à l’aise. Les urgences, toujours aussi remplies… Et l’odeur du sang et du désinfectant… Toujours aussi présente elle-aussi.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Ven 23 Nov - 20:26

❝ YOU SHOULD LET US WORK INSTEAD
OF DISTRACTING NURSES ❞


( c) texas-flood


Little Rock. Ce n'était pas souvent une ville qui attirait ceux qui décidaient de s'expatrier et Amy n'avait jamais vraiment jeté son dévolu sur cette ville, bien au contraire. Disons que les choses s'étaient faites d'elles-mêmes. La jeune femme avait postulé là parce qu'elle avait trouvé une annonce et son CV par miracle avait été retenu. En même temps, de tous les hôpitaux qu'elle avait contacté, seul celui-ci avait répondu favorablement à sa demande. Lorsqu'elle avait annoncé la nouvelle à ses parents, inutile de dire que ce fut une véritable crise, un drame aux yeux de ses parents et plus particulièrement à ceux de sa mère, Kathy. Si vous demandiez à Amy, elle vous dirait que sa mère, certes gentille, était tout de même une folle hystérique qui vivait dans un monde où elle n'avait pas sa place. Disons que c'était une femme qui avait su trouver un mari qui gagnait bien sa vie mais qui n'avait pas vraiment la même intelligence. Un brin superficielle, celle-ci était capable de s'habiller en rose fluo. Très exubérante, elle était tout le contraire d'Amy qui était toujours plus sage et réservée. A vrai dire, elle ne comptait plus les fois où sa génitrice l'avait mise dans l'embarras. Un enfer. Mais le pire, pour Amy, c'était de la voir se démener pour être appréciée, recevoir des grands sourires des gens qu'elle pouvait rencontrer et voir ces mêmes personnes se moquer d'elle dans son dos. C'est probablement à cause de cet exemple que la jeune femme était devenue assez pudique et ne montrait jamais vraiment sa véritable personnalité à ceux qu'elle ne connaissait pas. Elle avait choisi : elle serait sérieuse et formelle comme son père, homme très estimé et dont personne ne se moquait jamais. Bref, ceux-ci prenait leur collation, comme chaque jour à 17h lorsqu'Amy descendit pour leur annoncer la grande nouvelle. La réaction fut exactement conforme à ses attentes. Son père leva le nez de son journal, intrigué. Sa mère... Ouvrit des grands yeux et hurla. De surprise. Amy soupira, ennuyée par avance du discours qui allait suivre. "Amy, tu n'es pas sérieuse ? Dis moi que tu nous fais une plaisanterie là parce que... Little Rock ?Et puis c'est où ça Little Rock? Pourquoi ? Ce n'est pas une ville pour toi et puis pourquoi partir d'ailleurs ? Tu pourrais tout simplement changer de lieu de travail comme tous les gens normaux ! Enfin ! Non, non mais Peter dis quelque chose ! Ta fille pense traverser tout un océan pour travailler ! Et puis comment as-tu trouver ce travail d'ailleurs ? Qui t'a donné ce tuyau ? Es-tu certaine de ne pas arriver avec ta chance du moment dans un traquenard ? Je t'en prie Amy, sois raisonnable ! Henry ne va pas s'amuser à pourrir ta vie alors qu'il est..." Elle avait oublié la fin de ce discours. La seule chose dont la jeune femme se souvenait encore, c'était d'avoir levé les yeux au ciel tout du long. Tout ce qui importait, c'était que l'anglaise finalement avait tout fuit. Sa famille trop envahissante, un fiancé qui lui faisait vivre un véritable enfer, une ville et une vie qui l'étouffaient. Et puis quelle chance ! Ou pas selon le point de vue. Disons que c'était tout de même une tragédie qui venait de secouer son nouveau lieu de travail mais pour le coup, elle se sentit au même niveau que ses nouveaux collègues. Ils avaient tous connu un drame, avaient perdu des gens à qui ils pouvaient tenir... Tout comme elle. C'était bien. Ce serait un nouveau départ pour tout le monde.

Les premiers jours furent très speed. Il lui avait fallu rapidement prendre ses marques mais on l'avait assigné aux urgences, ce qui au fond, ne lui déplaisait pas. Elle s'occupait des cas qui n'étaient pas trop graves afin de prendre ses repères. Elle allait aussi là où l'on avait besoin d'elle. Ce jour là, les cas s'étaient enchaînés et elle avait su parfaitement gérer les patients qu'on lui confiait. Une plaie à suturer, une allergie à une piqûre d'abeille, jusqu'à ce qu'un homme se présente avec un sécateur planté dans la cuisse. Amy se mordit la lèvre, inquiète. Si jamais le sécateur touchait une artère lors du retrait, les choses pourraient fortement s'envenimer. Elle demanda à un interne de la suivre, ainsi qu'une infirmière. L'homme ne semblait pas avoir trop mal pour le moment, les personnes qui l'avaient déjà vu lui ayant déjà administrer un antidouleur. Inspirant longuement, Amy posa un regard sur l'outil et se tourna vers l'interne. "Si jamais l'os est touché, je vais avoir besoin de votre aide." Posant ses mains sur les poignées, elle commença à tirer vers le haut. L'interne, un jeune homme qui manifestement manquait encore d'assurance mais se montrait déjà trop curieux, se pencha au dessus pour tenter de lui donner des conseils d'après lui utiles tels que "Un peu plus en bas. Oui là. C'est bon vous l'avez. Tirez encore. Vous allez l'avoir". Agacée de tout ce babillage, elle lui lança un regard noir et parvint finalement à extraire le sécateur sous le regard d'un patient médusé. Il fallait dire qu'une gerbe de sang venait d'arroser les deux médecins et pas qu'un peu. Amy fixait toujours l'interne qui ne réagissait plus. "Qu'est-ce que vous attendez pour faire un garrot ?". Il sembla enfin revenir sur Terre et si ses gestes étaient encore maladroits, il obéit. La jeune femme pendant ce temps là se tourna vers l'infirmière qui lui tendit de quoi recoudre le monsieur qui venait tout simplement de tomber dans les vapes. Bon, ce n'était pas trop grave. Une fois désinfectée et recousue, Amy laissa ses instructions et quitta la pièce pour se nettoyer.

Une fois qu'elle enfila une blouse propre, elle se dirigea vers l'accueil et salua les infirmières qui s'y trouvaient. Celles-ci étaient justement en train de dispatcher les patients. Le médecin consulta rapidement les nouvelles urgences qui seraient à sa charge et attrapa un bloc note lorsqu'elle vit une horde d'infirmière autour d'un pompier. Fronçant les sourcils, elle jeta un regard réprobateur vers le groupe. Sincèrement, on aurait dit un groupe de pintades se pâmant devant... Se concentrant à nouveau sur ce que lui expliquait une infirmière, elle comprit que des blessés ayant des brûlures superficielles venaient d'arriver et qu'il fallait absolument les soulager. Sauf qu'un autre médecin arriva et qu'Amy ne put avoir les détails. Bien. Elle récupéra le bloc-notes avec toutes les informations à savoir mais impossible de lire correctement à cause de tous ces gloussements incessants. Deux jeunes femmes étaient en train de souffrir et ces imbéciles se laissaient déconcentrer par un Womanizer à la con. Et ça agaçait également les autres médecins, masculins pour la plupart. Bon ça suffisait. Ils n'étaient pas là pour s'amuser, il y avait du travail! D'un pied ferme, elle approcha des jeunes femmes et éleva la voix pour se faire entendre :

- S'il vous plaît, vous pourriez m'amener les blessés au lieu de bavasser ? Si ça ne vous dérange pas trop bien sûr. On entend plus que vous ici, c'est un vrai poulailler.

Le groupe commença à se disperser. Amy posa un regard froid sur le jeune pompier qui lui faisait face. Non mais pourquoi il était là lui? Il n'avait rien à faire ici, il devrait être dans son camion avec ses copains au lieu de venir draguer le personnel de l'hôpital...

- Eh bien, ça fait vivre le cliché.


Le ton était glacial. Non mais sérieusement, un pompier quoi... Le type d'homme qui faisait toujours fantasmer les femmes (et Amy se demandait bien pourquoi parce qu'ils sauvaient des vies, mais eux en tant que médecins le faisaient également). Et puis, il était de notoriété publique que ceux ci jouaient de cette image et aimaient séduire le plus de femmes possibles... Sans attendre sa réponse, elle se détourna en attrapant le lit de la jeune patiente de 16 ans pour l'amener dans un endroit un peu plus calme. Celle-ci gémissait et Amy se présenta de manière plus chaleureuse. Une fois arrivée, elle installa sa perfusion à côté de son lit et lui sourit.

- Avant de t'ausculter, est-ce que tu as mal quelque part ?

Apparemment non. Rien à signaler en dehors des brûlures. Tant mieux, elle pourrait vite s'occuper d'un autre patient.

- Reste-ici, je vais aller chercher de quoi te soigner, je pensais qu'une infirmière m'avait suivi...

Mais il fallait tout faire soi-même dès qu'un pompier se baladait... D'ailleurs, un obstacle imprévu se présenta lorsqu'elle voulut sortir pour aller chercher de quoi soigner sa patiente. Les yeux d'abord ronds, elle lança un regard noir avant de forcer le passage pour se rendre à la pharmacie de l'hôpital.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Ven 23 Nov - 20:46

❝ I’M NOT DISTRACTING THEM. THAT’S NOT MY FAULT. ❞


Le milieu hospitalier, il l’avait en horreur, et il comprenait parfaitement sa soeur lorsqu’elle lui disait encore quelques semaines auparavant qu’elle ne voulait pas y aller. Alec aurait aimé ne jamais avoir à l’y emmener, mais ils n’avaient plus le choix maintenant et il se sentait un peu plus rassuré de la savoir entre de bonnes mains, plutôt que seule à la maison tandis que lui marchait et courrait dehors pour gagner de l’argent. Le jeune homme était cependant fier de son métier, ce n’était pas l’armée mais ça avait une dimension bien plus humaine, il n’y avait rien de plus touchant que de voir une personne vous regarder d’une telle façon que ça valait tous les merci du monde. A l’inverse, lorsqu’une victime venait à les quitter, le cœur du pompier se serrait à chaque fois, voilà sans doute pourquoi il mettait un point d’honneur à connaître la suite des choses pour toutes les personnes qu’il sauvait des flammes. Savoir s’ils allaient bien et s’en remettaient. C’était donc la raison de sa présence ici, dans les couloirs des urgences, saluant les infirmières et une en particulier. Malheureusement, certains médecins présents n’étaient pas du même avis, ce fut le cas de cette jolie blonde qui s’avança d’un air un peu fier pour réprimander les infirmières. Se sentant quelques peu mal à l’aise, Alec haussa les épaules et suggéra d’un signe de tête qu’elles feraient mieux d’y aller. Ce qui était vrai, certains patients attendaient. Toutefois, le ton de la résidente en chirurgie ne plut pas vraiment au jeune homme… Il s’apprêtait d’ailleurs à partir quand une réflexion l’arrêta dans son geste. « Huh… ». Le cliché de quoi ? De l’uniforme ? Un fin sourire naquit sur le visage du pompier qui ne voyait pas les choses de la même façon. L’observant s’éclipser avec le lit de l’adolescente qu’il venait de sauver, Alec resta planté là quelques secondes. Ce ne fut que lorsqu’il vit la jeune femme prête à ressortir qu’il répondit. « Vous pensez à un cliché en particulier ? ». Oui, lui ne voyait pas… Ou peut-être que si mais il attendait qu’elle le lui dise, elle n’était pas américaine, ça venait de s’entendre dans l’accent. Ce qui le fit sourire un peu plus. « J’espère que vous n’avez pas de préjugés sur les américains, je pourrais vous prouver que nous ne sommes pas si fous qu’il n’y paraît en Europe. », disait-il tout en la suivant sans la moindre gêne.

Il était un habitué des lieux, tous ceux qui travaillaient là depuis plusieurs années ou mois le savaient, mais elle ? Il ne l’avait encore jamais réellement croisé, elle ne savait donc rien de lui et des raisons de ses visites. Dans le fond ce n’était pas plus mal, car il devait bien admettre que la demoiselle n’était pas désagréable à regarder. Il continuait dans sa lancée, essayant de ne pas gêner chacun de ses gestes ou mouvements. « Loin de moi l’envie de vous déranger, je cherche juste à comprendre. J’ai pour habitude de savoir ce que deviennent les personnes que j’aide. Ca ne vous dérange pas que j’reste avec la gamine ? ». Bien conscient qu’elle devait être du genre à ne pas répondre à la moindre phrase, tant elle semblait froide et distante, Alec ne baissait pourtant pas les bras et la suivait chaque fois qu’elle tentait de s’éclipser. Ca devait probablement l’agacer, mais le pompier lui, ça l’amusait tout de même un peu, mais il n’oserait jamais le lui avouer à voix haute. A dire vrai, il voyait cette jeune femme comme un challenge, il réussissait toujours à faire sourire les filles, alors pourquoi serait-elle l’exception à la règle ? Oh l’exception, elle le serait… Mais plus tard… Quand il s’en rendrait compte. En attendant, il restait dans ses pattes, à ses risques et périls d’ailleurs. Une fois de retour dans la pièce où se trouvait l’adolescente, Alec lui sourit, ce qui sembla rassurer un tant soit peu la jeune fille. « Ne t’inquiètes pas ça va aller, il faudra être encore un peu courageuse mais ça ira. ». Il jeta un coup d’œil à la blonde puis reposa ses prunelles sur la gamine. « Je pense qu’elle est douée, elle ne devrait pas te faire trop mal. ». Un petit sourire réconfortant apparut sur son visage puis il se recula pour laisser passer la résidente, qui avait dû revenir avec une infirmière normalement… S’adossant contre le mur, le pompier observait attentivement la scène, et la jolie brune à l’œuvre. C’était intéressant, même s’il n’aurait pas aimé être à la place de l’adolescente. Une brûlure, aussi légère soit-elle faisait un mal de chien. Il avait énormément de chance de n’avoir jamais été brûlé jusque là.

A l’un des étages de cet hôpital se trouvait sa cadette, qu’il devait passer voir dès qu’il en aurait fini ici, mais il ne bougerait pas tant qu’il ne se serait pas assuré que ses petits « protégés » iraient bien. Enfin silencieux, il laissait le médecin faire son boulot, il ne voulait pas la distraire pendant qu’elle s’occuperait de la petite, bien que celle-ci ait déjà 16 ans. Hochant la tête et croisant les bras, il attrapa le chiffon mouillé qu’une infirmière lui proposait pour se nettoyer un peu le visage. Une fois fait, il le lui rendit en un sourire sincère et reprit son observation, bien conscient que cela risquait de ne pas plaire à la jeune femme dont il ignorait le nom. Le silence pesant, il détestait ça, alors il ne put résister… « Vous êtes arrivés à Little Rock depuis quand ? ». Bah quoi ? Il faisait la conversation, sans forcément draguer d’ailleurs, puisqu’elle était si raide comme fille, si… Anglaise en fait, à bien y réfléchir. Les anglais et leur thé… A force de lui lancer des regards noirs, du moins il supposait qu’il allait y avoir droit, cette fille allait réellement lui donner la chaire de poule. Il sentait presque le courant d’air frais sous son uniforme…

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Ven 23 Nov - 21:13

❝ YES YOU ACTUALLY ARE. PLEASE,
BACK OFF. WE ARE WORKING HERE.❞


( c) texas-flood


L'hôpital, c'était un lieu formidable. Du moins aux yeux de la jeune femme. Mais il n'existait nul par ailleurs un lieu aussi dévoué au genre humain qu'un hôpital. Et ça, c'était magique : une personne entrait, malade ou blessée et pouvait ressortir guérie quelques jours plus tard. Bon, il arrivait parfois que les choses ne soient pas aussi simples. Tous ne pouvaient être sauvés mais au moins, ils pouvaient terminer leur vie dans la dignité et accompagné, sans souffrance. Amy avait déjà été confronté à la mort de certains de ses patients et même si elle avait appris à se blinder, chaque vie était inestimable et chaque perte méritait que l'on s'y attache un moment. Parce que lorsqu'un patient mourrait, on amputait un père, une mère, un frère ou une soeur, un fiancé ou un époux d'une partie de son coeur. Une part que même la médecine ne pouvait soigner. Mais à cet instant, Amy se dirigeait vers sa prochaine patiente tout en renvoyant les infirmières au travail. Oh le petit haussement d'épaules du pompier n'échappa pas à Amy, au contraire. Et la conséquence fut une remarque acerbe, lancée vers celui-ci pour lui signifier qu'ici on faisait sérieusement son travail et que s'il ne voulait pas faire joujou dans son camion, il devait au moins respecter le travail des autres. Allez, hop, du vent ! Un léger sentiment de satisfaction s'empara d'elle lorsqu'elle le vit amorcer son départ. Et finalement, il se figea. Bien, qu'il fasse le plancton s'il voulait, la jeune femme avait d'autres choses à faire. Récupérant le brancard de la gamine, elle l'emmena dans une chambre, au calme. Là, elle put l'installer correctement tout en disposant sa perfusion un peu plus haut. Sauf que... Forcément, la bassecour avait été trop déconcentrée par ce pompier et qu'aucune infirmière n'avait pris la peine de la suivre. Se redressant tout en expliquant qu'elle partait chercher de quoi la soigner, elle se trouva bloquée par le jeune homme.

- Je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais je suis ici pour travailler, par pour vous faire un discours sur votre comportement plus que déplorable.

Apparemment, la notion de travail lui passait complètement au dessus à celui là. Non mais c'était une blague ? Voilà qu'il en rajoutait en mentionnant son origine étrangère. Youhou. Elle était anglaise, elle était européenne, quelle découverte du siècle ! Ce n'était pas vraiment la diplomatie en personne... Des préjugés sur les américains ? Non. Sur lui ? Oui. Il ressemblait à ces abrutis qu'on voyait dans les séries américaines, se pavanant au milieu de pompom girls en roulant des mécaniques, beau physique mais rien dans le cerveau... Cliché qui accompagnait également sa profession d'ailleurs...

- Mêlez-vous de vos affaires.

Des préjugés ? Non. Ils avaient tous été confirmés pour le moment. Oui, ces américains extravertis qui jouaient dans l'exagération étaient bien réels. Tout comme ces clichés auxquels elle n'avait jamais voulu croire jusqu'à aujourd'hui. La blonde continua sa route en ignorant fermement le jeune homme qui la suivait toujours. Une fois arrivée à la pharmacie, elle demanda à l'infirmière qui s'y trouvait de lui fournir un certains nombre de produits dont du sérum physiologique pour désinfecter les brûlures de l'adolescente, de la crème pour aider la cicatrisation et des cachets pour remplacer la perfusion qui n'était jamais vraiment pratique à vivre. Une fois qu'elle obtint tout ce dont elle avait besoin, elle fit demi tour sans traîner... Le pompier toujours sur ses talons. Le voir la suivre l'agaçait prodigieusement. Soufflant, elle s'obligea à l'ignorer. Une fois revenue dans la chambre, elle sourit à sa jeune patiente.

- Voilà, j'ai trouvé tout ce qu'il nous fallait pour soigner tes brûlures.

Elle entendit l'homme la suivre. Non mais il n'avait aucun savoir vivre ou quoi? Ou peut-être venait-il justement reluquer sa jeune patiente... Cet homme était un pervers, c'était définitif. Gosh. Elle était dans la même pièce qu'un pervers... Un sociopathe! Et si jamais il lui sautait dessus ? ... Amy inspira un bon coup et allait lui demander de sortir lorsqu'il annonça ne pas avoir envie de la déranger. Vraiment ? Eh bien c'était raté, il la dérangeait depuis qu'il était entré dans le hall cet abruti d'américain. Le regard était noir. C'était un pervers et il espérait qu'elle le laisse seul avec une jeune fille innocente ? Non mais il rêvait debout là!

- J'ai besoin d'une infirmière. Ou d'un infirmier.

Elle venait de parler à voix haute. Oui, elle avait besoin d'aide pour qu'on le vire de ses pattes. Elle le vit une fois de plus la suivre alors qu'elle allait dans le couloir voir si un membre du personnel traînassait au lieu de s'investir dans la grande mission qu'ils poursuivaient tous ici : sauver des vies. Personne. Cette fois-ci elle souffla et rentra dans la chambre, surveillant du coin de l'oeil le jeune homme. Au premier geste déplacé, elle lui plantait son somnifère dans le bras. Au lieu de ça, il s'adressa à sa patiente. De quel droit il parlait à SA patiente ? Mais il se prenait pour qui cet abruti? Surtout pour sortir des idioties pareilles... Amy lui lança un nouveau regard noir à vous glacer le sang avant de poser des yeux bien plus doux sur l'adolescente.

- Bien sûr que tu n'auras pas mal. Parce que vois-tu, avant que cet abruti n'arrive et empêche le personnel de l'hôpital de travailler, une infirmière t'as posé cette perfusion. Dans cette perfusion, il y a un antidouleur très efficace donc quoique que je te fasse, tu n'auras pas mal. Et comme je suis très compétente, tu n'as aucune raison de t'inquiéter. Si cet abruti avait aussi l'amabilité de sortir pour que je mettes cette crème sur tes brûlures corporelles, ce serait un vrai signe de civilité mais je doute qu'il sache ce que c'est...

Et vlan. Le ton n'avait rien d'amical et finalement, elle s'adressait indirectement au jeune homme. Du même coup, elle répondait à sa toute première question. Amy enfila des gants et commença par désinfecter l'avant bras rougi. Et il ne sortait toujours pas. Bien. Amy était passablement énervée et pourtant chacun de ses gestes restaient parfaitement maîtrisés et doux. Une fois que ce fut propre, elle lui passa la crème cicatrisante.

- Voilà. Alors il faudra qu'une infirmière vienne t'en remettre ce soir. Je pense que tu pourras sortir ce week-end.

La jeune fille sourit et la remercia. Cependant son travail n'était pas terminé. A cet instant, une infirmière entra dans la chambre et vint s'enquérir auprès d'Amy. Et bien elle non plus n'échappa à une remarque acerbe surtout lorsque la blonde la vit adresser un sourire à cet abruti qui était toujours dans ses pattes. Finalement, il se trouvait qu'elle avait encore des brûlures sur les jambes et dans le dos. Amy s'occupa des jambes avec l'aide de l'infirmière qui eut la brillante idée de mettre un draps entre Alec et elles afin qu'Amy puisse lui retirer ses vêtements après s'être assurée que ceux-ci n'avaient pas fondu et ne s'étaient pas incrustés dans sa peau. Heureusement non. Elle lui passa une chemise de l'hôpital au dessus de ses sous-vêtements et traita une fois de plus les parties de son corps atteintes. Le silence régnait dans la chambre. Un peu de paix.

Une fois de plus, Amy se dit qu'elle avait encore parlé bien trop vite. Voilà que le pompier revenait à la charge. Qu'il était agaçant ! Surtout que la question était déplacée. Savoir quand et pourquoi elle était à Little Rock ne le regardait pas.

- Votre question est déplacée.

Là elle releva la tête pour lui lancer son fameux regard noir.

- Je n'ai pas à vous répondre.

Mais ce fut l'infirmière qui le fit au grand damne de la résidente. Sérieusement, pourquoi elle l'ouvrait aussi celle-là maintenant ? Il perturbait tout le monde, c'était vraiment une plaie ce mec !

- Le Dr Nightingale est arrivé il y a deux semaines..., commença-t-elle sans aller plus loin parce qu'Amy la fixait à présent avec un fort avertissement se reflétant dans ses yeux.

Finalement, ayant terminé son travail, Amy couvrit sa patiente du drap et de la couverture, lui souhaita une bonne journée et quitta la chambre sans un regard en arrière.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Ven 23 Nov - 21:24

❝ OH I CAN SEE THAT YEAH, BUT I’M NOT LEAVING. ❞


La jolie résidente allait devoir prendre son mal en patience car le pompier n’était pas prêt de s’en aller, tant qu’il ne saurait pas ses derniers « protégés » entre de bonnes mains et soignés. C’était donc tout naturel pour lui de faire la conversation avec la blonde, loin de là l’envie de la déranger mais il devait bien admettre qu’elle l’intriguait, il était rare de voir des Anglais dans le coin, surtout à Little Rock qui était quand même une des villes les plus éloignées de la Grande Bretagne. Enfin disons que ce n’était pas la porte d’à côté… Il y avait donc de quoi se poser des questions quant à sa venue ici. Pourquoi Little Rock ? Et pourquoi cet hôpital surtout si elle avait de si jolis préjugés sur les Américains. Cela pourrait lui amener quelques ennuis… Bah oui, il suffisait qu’elle regarde autour d’elle, il n’y avait que ça, des américains… Hochant la tête avec un sourire suite aux paroles de la demoiselle, Alec ne put que constater qu’elle avait raison, mais ça il n’allait pas l’admettre, car pour lui, il ne gênait pas tant que ça, il cherchait juste à répondre et comprendre la remarque acerbe. Peut-être que les autres autour d’elle n’avaient pas l’habitude de chercher à en savoir plus et qu’ils laissaient tomber, mais Alec n’était pas du tout de ce genre là… Dommage pour le Dr Nightingale peut-être… Ou peut-être pas. La laissant tout de même passer – pour ne pas dire qu’elle l’avait poussé du chemin, le jeune pompier la suivit comme si de rien était jusqu’à la pharmacie, lui faisant toujours part de ses pensées et réflexions.

« Mon comportement plus que déplorable ? Quel mal y a-t-il à parler cinq minutes avec des infirmières qui vous saluent poliment ? Je n’ai fais qu’être poli, moi. ». Non mais c’était vrai ça en plus, elle l’attaquait comme une jument en manque de foin et c’était lui qui avait un comportement déplorable ? Elle devrait peut-être oser se regarder dans un miroir avant de juger, ce n’était pas l’Angleterre ici ! « Vous m’auriez salué j’aurai fais de même et nous n’en serions peut-être pas là, moi vous suivant pour savoir qu’est-ce que je vous ai fais, et vous en train d’essayer de faire comme si je n’existais pas ! ». Alec ne s’énervait pas, il ne faisait qu’une remarque qui n’était pas si fausse que cela, mais fallait-il encore que la blonde ne soit pas coincée dans sa fierté féminine.

Malheureusement, tandis qu’il essayait de rassurer la jeune femme en prétextant que les préjugés en Europe sur le cas des Américains étaient infondés, il se prit un superbe : « Mêlez-vous de vos affaires. » en pleine figure. Charmant, vraiment. Elle était dure à convaincre celle-ci, mais soit, ne disait-on pas que l’Homme se dirige toujours vers ce qui lui semble (ou est) inaccessible ? D’ailleurs, il ne put s’empêcher d’hocher la tête en guise de réponse, mais ça ne l’arrêta pas, loin de là, une fois qu’elle obtint tout ce qu’elle désirait, le pompier se mit de nouveau à la suivre jusqu’à la chambre dans laquelle se trouvait l’adolescente. Oh, il était très loin d’imaginer qu’elle le prenait pour un pervers et un adepte du détournement de mineur, dans le fond, valait peut-être mieux qu’il ne le sache pas, il aurait pu franchement se vexer. Rentrant dans la chambre, il laissa la résidente en chirurgie parler avant de tenter, pour la énième fois, de la rassurer sur la raison de sa présence. Alec était réellement sincère, il ne voulait pas la déranger, il se fit même « petit », enfin plus ou moins, car il ne voulait être là que pour l’adolescente, il avait été quasiment l’une des seules figures rassurantes lors de l’incendie, elle était peut-être encore sous le choc. Le contact avec les brûlés était important, du moins à ses yeux à lui, il permettait de rassurer et même s’il n’était pas médecin, il savait que cela pouvait aider. Combien avoir quelqu’un à vos côtés pour vous parler était important. Il le savait, pour l’avoir déjà vécu, lorsque sa sœur avait fait une crise qu’il n’avait pas compris. Quand bien même ce furent des médecins à ce moment-là, il n’en demeurait pas moins qu’entendre quelqu’un lui parler pour le rassurer n’avait été que bénéfique. Comme quoi, même un pompier de 30 ans pouvait avoir besoin de quelqu’un de présent lors d’un « drame ».

Surveillant la résidente qui venait de s’éclipser à l’extérieur pour trouver une infirmière ou un infirmier, Alec en profita lors de son retour pour parler à l’adolescente de 16 ans, tout en faisant même un compliment sous entendu à la blonde, bien que celle-ci ne sembla pas avoir remarqué, pire, elle prit la mouche. Mais elle sortait de quelle planète sérieusement ? Se redressant et arquant un sourcil, le pompier pinça les lèvres. Abruti ? C’était ce qu’elle venait de dire ? S’adossant finalement au mur sans sortir, il répondit du même ton acerbe qu’elle. Après tout pourquoi se priver. « Je me demande toujours qui est le plus malpoli des deux. Je ne sortirais d’ici que lorsque je saurais cette demoiselle entre de bonnes mains. D’ailleurs je le lui ai même dis, mais apparemment vous ne savez pas relevez une amabilité lorsque vous en entendez une alors… L’abruti en question ne bougera pas tant que vous n’aurez pas fini… Docteur Compétente. ». Croisant enfin les bras, il resta silencieux, le temps qu’elle prodigue ses fameux soins, gardant toujours un œil sur chacun des gestes effectués, des fois qu’elle se croit plus forte que ce qu’elle n’était. Restant muet comme une carpe, le seul moment pendant lequel il bougea fut lorsqu’une infirmière lui tendit un chiffon mouillé pour se nettoyer le visage. La remerciant d’un sourire, il resta silencieux jusqu’à la fin de la manœuvre, comme s’il n’existait pas. De toute manière, il vit rapidement un drap se dresser entre lui et les médecins alors… Sage comme une image, il ne bougea pas tout le long de la manœuvre qui consistait à soigner la gamine, comme quoi il était loin d’être un pervers.

Le silence était angoissant pour lui, alors il ne put s’empêcher de poser une simple question, afin d’en apprendre plus sur la résidente en chirurgie, et pour faire la conversation aussi. Malheureusement, comment vouliez-vous faire la conversation avec une personne aussi bouchée que la blonde ? Franchement, il en avait connu des médecins frigides mais elle, elle obtenait clairement la palme d’or ! Roulant des yeux avant de souffler, il pencha la tête sur le côté, à croire qu’il était un monstre pour se faire parler ainsi. Heureusement pour lui, ce fut l’infirmière qui l’aida un peu. Le Dr Nightingale hein ? Il saurait bien vite le prénom. Ne pouvant voir l’infirmière, à en juger par le silence, il sut de suite qu’elle s’était peut-être fait tuée d’un coup de regard… Il ne répondit rien, excepté peut-être un… « Quoi qu’il en soit, je trouve cela courageux d’avoir traversé le grand bleu pour venir travailler ici. ». Il n’eut pas de réponse, du moins pas à la seconde, juste un mouvement, la résidente quitta la pièce et Alec fut pris au dépourvu. Adressant un sourire à l’adolescente il s’approcha de la porte. « Rétablis-toi bien. ». Puis il s’éclipsa, sur les talons du médecin pour finalement lui bloquer encore une fois la route. « Alec Jameson, et je viens en paix. ».
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Ven 23 Nov - 21:36

❝OK, TELL ME, WHAT'S YOUR PRICE TO LEAVE ME ALONE ?❞

( c) texas-flood


Un abruti. Oui, cet homme qui la suivait comme un petit chien était un véritable abruti, un crétin qui gagnait sans doute la palme d'or du mec lourd de l'année. Oh il avait beau battre des cils pour attirer son attention, Amy ne se laissait pas vraiment prendre au piège, son coeur encore trop aveuglé par le chagrin pour être sensible au charme des hommes. Et surtout, s'il y avait une chose qu'elle détestait, c'était ces womanizers qui se faisaient un défi de mettre toutes les femmes dans leur lit et jusqu'à maintenant, c'était l'image que le pompier donnait de lui aux yeux de la blonde. Plus il essayait de faire la conversation, plus la jeune femme tentait de le repousser et malheureusement, ça ne fonctionnait pas du tout. Elle ne comprenait pas comment il pouvait faire pour se montrer aussi peu gentleman avec l'adolescente à moins d'être un voyeur, un pervers qui peut-être venait de trouver sa proie. Oui, qu'il veuille prendre soin des gens qu'il sauvait pouvait être très louable, sauf lorsqu'il empêchait les médecins de faire leur travail dans les meilleures conditions. "Go to Hell". C'était un peu ce que lui hurlait mentalement le Dr Nightingale lorsqu'il tentait de l'approcher. En plus de "Back off", "Leave me alone" etc... Elle ne concevait pas qu'on puisse s'intéresser à elle parce qu'exotique d'une certaine manière. Certes, peu d'anglais venaient à Little Rock mais ce n'était pas non plus la seule anglaise. Du moins elle l'espérait. Quant à ses préjugés, oui, ils avaient pour la plupart été confirmés. Mais en un sens, ça ne lui déplaisait pas vraiment. Ils compensaient sa réserve, la forçant à faire face à des personnalités souvent bien plus extravertie que la sienne. Et contrairement à ce que pensait Alec, elle se montrait polie également lorsqu'on la saluait sauf que contrairement à lui, elle se contentait juste d'être polie, elle ne lançait pas de regards déplacés ou de sourires charmeurs pour séduire la galerie. Et il fallait dire aussi qu'Amy allait bientôt être décontenancée par l'attitude plus que déterminée du pompier. Une attitude qui allait conduire finalement à une reddition complète de l'Anglaise mais avant elle tenait le combat.

Ainsi, lorsqu'ils arrivèrent à la pharmacie, le jeune homme insista pour comprendre un peu mieux la réflexion du Dr Nightingale qui n'était pas du tout d'humeur. Il défendit alors un concept que la jeune femme eut peine à croire. Etre poli ? Sincèrement ? On aurait dit un coq paradant dans une bassecour, au milieu des dindes. Vraiment poli ? Ou simplement sur un terrain de chasse déjà conquis ? Elle faillit s'étrangler lorsqu'il impliqua qu'elle aurait pu le saluer et qu'ainsi il ne l'aurait pas suivi. Non mais sans blague ? Il fallait lui donner la satisfaction d'être le centre de l'attention de tout l'hôpital ? Il déconnait là ou il le pensait vraiment ? Elle leva un regard blasé vers lui.

- Cinq minutes ici, ça peut valoir une vie. Et je suis certaine que si vous faites votre métier correctement, vous comprenez parfaitement le concept. Quant à vous saluer, ce n'est pas dans l'habitude des femmes de mon pays de saluer des inconnus se pavanant pour attirer l'attention.

Et bim ! Encore un coup que venait de dégainer Amy sans même s'en rendre compte. Son ton, sans être agressif restait particulièrement ferme. Jusqu'à le rembarrer franchement en lui disant de se mêler de ce qui le regardait. Obtenir un sourire ne serait pas aussi simple que prévu. Loin de jouer le jeu hypocrite de ces femmes américaines capables de s'extasier pour vous dire bonjour, c'était très loin de la personnalité d'Amy.

Ensuite, il continue de ramener sa fraise alors qu'elle s'occupait de sa patiente et ça, Amy avait du mal. Quand elle travaillait, elle aimait pouvoir se concentrer sans qu'on ne bavasse inutilement autour d'elle. Les ragots, les histoires de qui couche avec qui quand à quelle heure ne l'intéressaient en rien. Forcément, elle avait été énormément blessée par sa relation précédente et cherchait probablement à se prémunir, à protéger son coeur. Sauf que le voir approcher l'adolescente inquiéta légèrement le docteur. Un stalker ? Un pervers ? Dans quoi s'était-elle laissée embarquée ? Sa main avait discrètement glissé dans sa poche, serrant la seringue salvatrice capable d'endormir un homme en quelques secondes. De quoi le rendre inconscient deux bonnes heures, temps suffisant pour prévenir la police. Il commença alors à suggérer qu'il ne savait pas si elle était compétente et ça... Eh bien sans surprise ça passa très mal. Le pompier ne le savait pas, mais clairement, c'était le point sensible en ce qui la concernait. Henry l'avait suffisamment brisée pour qu'elle ne sache plus vraiment ce qu'elle valait et ce doute, même si subtilement impliqué, avait rouvert une blessure qu'elle essayait désespérément de refermer. La raison pour laquelle elle avait choisi Little Rock et cet hôpital : faire ses preuves. Amy l'entendit très bien sa réponse. Ah, il commençait à perdre patience c'était plutôt bon signe non ? Ou pas. Et s'il lui sautait dessus pour l'agresser? L'infirmière était là et faisait écran. Elle aurait le temps de dégainer sa seringue. Ok. Concentration. Elle ne lui répondit donc pas. Le venin d'un crapaud n'atteignait pas la blanche colombe. Qu'il crache tout ce qu'il veuille, qu'importe. Le silence régna enfin et elle put soigner consciencieusement sa patiente. Non parce que ses "amabilités" il pouvait bien se les garder et se les mettre... Bref. Ce n'était pas très convenable.

Evidemment, il ne put garder sa grande bouche fermée bien longtemps. Et Amy était bien décidée à l'ignorer sauf qu'évidemment, l'autre abrutie de dinde derrière elle lança des infos. Allons-y ! Et pourquoi elle lui donnait pas son adresse, son numéro de téléphone et la marque de ses sous-vêtements tant qu'on y était ? Mais n'avaient-ils aucun respect pour la discrétion ces gens ici ? Et la coupe fut pleine lorsqu'il annonça trouver "courageux de traverser un océan". Tu parles. Elle ne faisait que fuir une ville trop étouffante, rien de bien courageux là dedans. Définitivement déconcentrée, elle préféra aller chercher un autre job avant que les émotions ne prennent définitivement le dessus. Quittant la chambre sans un regard en arrière, elle avançait rapidement, les yeux fixés sur le sol jusqu'à ce que...Un obstacle ne se dresse sur sa route. S'arrêtant, elle leva les yeux, un peu surprise, vers... De nouveau lui. Et là... Elle ne sut plus vraiment comment réagir. La carapace qu'elle avait formé commençait à se fendiller. C'était qu'elle n'était pas vraiment faite pour tenir tête. Du moins pas de manière agressive. Elle aimait son calme alors... Si l'envoyait balader ne fonctionnait pas... Le fixant depuis plusieurs secondes déjà elle finit par répondre :

- Amy Nightingale. Que dois-je faire pour que vous me laissiez tranquille ?

Et le ton était vraiment désespéré. Mais là elle séchait complètement. Comment faire pour qu'il la laisse gérer ses problèmes, gérer son chagrin ? Elle n'avait pas envie de voir un homme. Elle n'avait pas envie de lier connaissance. Elle voulait juste être seule. Seule chez elle. Seule au travail. Oui... Elle devait être seule pour se prouver qu'elle pouvait réussir seule. Ne le devoir à personne qu'à elle-même.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Ven 23 Nov - 21:46

❝ WELL… HAVING A CUP OF COFFEE ? ❞


Alec ne se considérait pas comme un abruti, si la résidente savait, sans doute comprendrait-elle que s’il était “connu” ici, ce n’était pas principalement à cause de son métier, mais bel et bien parce que c’était un habitué des lieux. Oh, ce n’était pas lui le blessé, non, jusque là il avait toujours eu de la chance, mais il aurait sans doute prit plus d’une fois la place de sa sœur plutôt que de la voir souffrir de la sorte. Amethyst avait donc tout faux, même si le jeune homme fut un temps un peu « libertin » concernant les femmes, mais il mettait toujours son rôle de frère au premier plan, si bien qu’il en avait perdu plusieurs heures d’amusement et de loisirs. Mais ça, personne ne pouvait le savoir s’il ne le mentionnait pas, s’il ne se livrait pas, et comme il ne l’avait encore jamais révélé à quiconque, et même à ses « amis », personne ne pouvait comprendre ce qu’il ressentait, ni même pourquoi il accordait autant d’importance à chaque être humain qu’il pouvait sauver des flammes ou d’autres évènements malencontreux. Alec n’était pas un héros, et ne se prenait pas comme tel, mais aider les autres soulageait un peu sa conscience, alors ainsi il se sentait utile à quelques uns, tandis que du côté de sa famille il était impuissant. Impuissant face à la maladie d’Eden, juste… Impuissant. Oui, il savait se montrer agaçant parfois, et ne se présentait pas sous son meilleur jour à la jeune femme mais il faisait de son mieux, sa façade parlait pour lui, et tout être un tantinet intelligent aurait pu le deviner, ou alors le pompier cachait réellement bien ses émotions et ressentis. Ou même son mal être. La réponse des 5 minutes ne le surprit pas, il se contenta de regarder le plafond un instant en baissant les bras. Elle ne comprenait vraiment pas.

« Je connais le concept. Comprenez alors que j’apprécie de vérifier que les personnes que je sauve soient prises en mains de façon correcte. Et je ne me pavanais pas. Ne vous a-t-on jamais dis que se fier aux apparences étaient trompeuses ? ». Il voulait enchainer sur un « je ne me permets pas de dire à voix haute que vous paraissez austère et grossière, alors arrêter de dire que je suis un abruti » mais il ne le fit pas, simplement parce qu’elle ne comprendrait pas, cette anglaise.

Une fois qu’ils furent à nouveau dans la chambre de la gamine, Alec ne bougea pas d’un centimètre, restant dans son coin, attendant que la jeune femme ne daigne prodiguer les soins à l’adolescente qu’il avait lui-même sorti de cet immeuble en feu. A croire que la résidente ne voyait que le bout de son nez. Soit, il restait silencieux, enfin… Le temps qu’il put tout du moins. Ne supportant pas vraiment les espaces blancs, surtout lorsque ceux-ci restaient trop silencieux il se remit à parler, posant des questions sur la jeune femme, voulant en apprendre plus. Ce n’était pas de la curiosité malsaine, juste une simple envie… De faire connaissance Sur le coup il se trouva même cinglé de vouloir faire connaissance avec quelqu’un de ce genre, mais en réalité Alec n’osait se l’avouer mais… Cette répartie, bien qu’agaçante, lui plaisait bien. Ne disait-on pas que l’inaccessible est ce qu’il y a de plus attirant ? Une nouvelle pique lui fut envoyée, et il répondit, sur le même ton qu’Amy put le faire, et bien évidemment… Cela ne passa pas vraiment, soit, c’était dit, mais quand est-ce qu’elle soufflerait ou péterait un coup, qu’ils puissent discuter en adultes ? Malgré toutes les piques, le jeune homme se fit violence, car l’infirmière lui en dit assez pour qu’il trouve ça incroyablement courageux d’abandonner une ville pour partir à l’autre bout du monde. La question qui demeurait à présent était « pourquoi ? ». Pourquoi cette résidente en chirurgie avait quitté l’Angleterre pour venir s’installer ici à Little Rock ? Alec hocha la tête, gardant finalement cette question pour plus tard, il trouverait bien un moment, enfin… Si elle ne le tuait pas d’ici là. Ce ne fut que lorsque la patiente fut soignée que le pompier sortit de la pièce après lui avoir souhaité un bon rétablissement. Là encore, il vint se poster devant la blonde, bien décidé à en apprendre plus sur ce caractère de cochon ambulant. C’est ainsi qu’il se présenta le plus simplement du monde, en précisant qu’il venait en paix, faire la guerre n’était pas franchement top – et c’était le « presque militaire » qui disait ça. La réponse qu’il se prit eut le don de le faire gentiment sourire. Elle s’était présentée, c’était un bon début.

« Amy huh ? Joli nom. ». Il haussa ensuite les épaules. « Laissez-moi vous offrir un café ? ». Oui c’était une question, pour montrer que ce n’était pas un ordre, juste une proposition. De toute façon il devait aller voir Eden après, alors… Il n’aurait d’autre choix que de laisser la jeune femme tranquille. « Oh et ceci n’est pas une tentative de drague. Disons juste qu’on va prendre un café entre… Professionnels d’accord ? ». Nouveau petit sourire sincère, du genre de ceux qui n’avaient rien à voir avec les plans de drague à deux balles, il avait réellement envie d’un café et ne voyait pas ça comme une invitation entre ami ou autre chose du genre…

Alec était cependant loin d’imaginer le malaise présent dans l’esprit de la jeune femme, bien, ils étaient tous deux des êtres visiblement torturés, mais ne le voyaient même pas ! Ou ne s’y intéressaient peut-être pas en fin de compte… Quoi qu’il en soit, le jeune pompier était déterminé à lui offrir ce café, vaudrait mieux pour elle qu’elle accepte, sinon il risquait bien de la suivre encore un long moment pour comprendre « pourquoi tant de haine » envers sa personne. Juste pour avoir… Salué des infirmières ? Oui, il avait beau essayer d’imaginer, il ne comprenait vraiment pas le mal là-dedans, s’il avait voulu se taper une infirmière, il serait déjà dans un placard ou une réserve de l’hôpital, et encore… N’aimant pas vraiment l’endroit, il serait allé ailleurs. Pourtant, il se trouvait là, en face d’Amethyst Nightingale, une anglaise au caractère bien trempé. Et en plus il ne s’en plaignait même pas…

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Ven 23 Nov - 21:58

❝ OK, FINE. LET'S DO IT. ❞

( c) texas-flood


Abruti. Terme qu'Amy utilisait très souvent pour parles des hommes qui la mettait en colère. Une anglaise bien élevée n'employait que rarement des termes comme "connard" ou "fils de pute". Non, ces mots, dans la bouche d'une jeune femme issue d'une bonne famille étaient bannis. Tout ceci concourrait sûrement à la rendre singulière, exotique, aux yeux de tous ces américains au langage de charretier. Elle n'était pas au courant pour la soeur d'Alec et pourtant, elle ne pensait pas se tromper sur le véritable comportement d'Alec vis à vis des femmes. Il avait tout de ce que l'on pouvait voir dans toutes ces séries dont Hollywood leur rabâchait les oreilles. Il était vrai qu'elle n'avait pas cherché plus loin et ce serait probablement sa plus grande erreur. Mais peut-on reprocher à un coeur blessé de vouloir se protéger ? De dénigrer tous ces hommes qui semblaient plaire aux femmes ? A ce moment là, l'image du pompier s'était superposée à celle de son ex, réveillant la douleur de sa blessure sentimentale. Son remède ? Son travail. C'était probablement un mauvais calcul mais c'était la seule façon de la maintenir hors de la noyade. Ici, elle n'avait pas le temps de s'apitoyer sur elle-même, de pleurer, de faire une dépression. Amy devait avancer, des vies humaines étaient entre ses mains, mais à trop refouler sa tristesse, elle se coupait en même temps du monde. En dehors d'une autre résidente avec laquelle elle avait pu simplement évoquer son histoire tout en pudeur, Amy passait sûrement pour un être insensible, froid et trop sérieuse. Chacun avait sa carapace et c'était mieux ainsi. Alec insista, mentionnant que les apparences étaient trompeuses. De pompier casse-pieds, il était passé dans la case "pervers" puis... "relou de service". Pourquoi avait-il fallu qu'il la suive pour savoir à tout prix pourquoi elle avait pensé de lui qu'il n'était rien d'autre qu'un "womanizer" ? Il pouvait pas partir, en maugréant, comme tous les autres? Se réfugiant dans le silence et sa concentration, elle s'occupa de sa patiente. Professionnelle, elle fut de nouveau provoquer. Et l'imbécile qui l'accompagnait commençait à dévoiler des informations. Allez-y ! Jetez donc sa vie sur la place publique ! Ces américains! Ils ne comprenaient pas la notion de vie privée ou quoi ? Elle n'avait pas envie que l'on sache la raison du pourquoi du comment de Little Rock. Tout ça ne les regardait pas. C'était son problème à elle. Ses raisons. Elle n'avait pas à tout leur dire. Poussée dans ses retranchements, elle finit par sortir de la pièce sans un mot. Si de l'extérieur, son visage demeurait presque impassible, elle était clairement agacée, effrayée même. Oui, Amy n'était pas une vraie méchante. Tout ceci, ce n'était qu'une façade, un leurre que l'on pouvait vite briser pour laisser la véritable personnalité de la jeune femme s'exprimer pleinement.

Marchant d'un pas rapide, sa course fut néanmoins une fois de plus freinée par ce pompier borné. Oh, elle brûlait de lui dire de dégager, comme ça. Oui mais voilà... Disons que pour le coup, il se montrait un peu plus à la hauteur. Il commençait par se présenter, chose qu'il aurait dû faire depuis bien longtemps déjà. Et puis son sourire... Etait... Sincère. Suffisamment pour surprendre la jeune femme. Estimant que le risque n'était pas trop élevé, elle accepta de lui donner son nom complet. Apparemment, son choix plût puisqu'il souriait encore. Hum. Pas de quoi sauter au plafond non plus, il en avait déjà la moitié et tout le monde ici aurait fini par le lui donner... Abrutis d'américains. « Amy huh ? Joli nom. ». Tsss. Ce n'était que son surnom. Oui, pas folle la guêpe, il ne saurait pas que son prénom complet était Amethyst. C'était trop précieux pour lui... Non pour le moment, tout ce qu'elle voulait, c'était qu'il lui foute la paix. Retourner dans ses cas, soigner des gens, oublier son chagrin... « Laissez-moi vous offrir un café ? ». Il plaisantait là ? Surprise, ses yeux s'arrondirent avant que ses sourcils ne se froncent, très, très méfiants. « Oh et ceci n’est pas une tentative de drague. Disons juste qu’on va prendre un café entre…Professionnels d’accord ? ». Mais bien sûr... Il la prenait pour une idiote ou quoi ? Elle ouvrit la bouche pour l'envoyer balader plus loin. Si elle le pouvait, elle la lui casserait sur la tête sa tasse de café. Et puis, elle n'aimait pas le café! C'était une anglaise, le thé, c'était plus sacré ! ... Bon... Il assurait que c'était professionnel et si jamais il l'embêtait, elle pouvait toujours partir... Les yeux perdus dans le vague le temps de sa réflexion, elle finit par revenir sur terre. Il avait l'air sincère mais un geste déplacé et elle lui ébouillanterait les parties génitales ! Oui. Le deal dans son esprit semblait pas mal. Acceptable. Regardant sa montre, elle se souvint que techniquement, elle n'avait jamais pris de pause et que c'était l'un de ses droits...

- Un café et vous me laisserez tranquille ?, répéta-t-elle pour s'assurer que le deal serait bien respecté. Une fois seulement qu'elle en eut la certitude, elle hocha la tête. Ok. Deal.

Elle fit demi-tour, ne perdant pas de temps pour aller prendre ce café. Plus vite elle irait, plus vite il lui foutrait la paix.

- Au fait, je n'aime pas le café. Je préfère le thé.

Au moins, il était prévenu. Elle aurait le dernier mot jusqu'au bout! Dès qu'elle aurait la tasse en mains, elle le remercierait et s'échapperait en prétextant une urgence. Oui, le plan semblait pas mal. Il était hors de question qu'il l'approche, qu'il rentre dans sa vie. Amy devait se souvenir de ses objectifs : se débrouiller seule, faire ses preuves. Il n'y avait aucune place pour des amis ou des amants et surtout pas plus.

- Et du thé vert bien sûr.

Non parce que... On buvait du thé dans les règles de l'art, ou on n'en buvait pas. Elle traça sa route jusqu'à la cafétéria plutôt vide à cette heure de la journée et commanda son thé elle-même (histoire d'être certaine qu'entre la table et le comptoir il n'y glisserait pas une drogue). Une fois servie, elle indiqua que c'était lui qui payait (oui s'il l'offrait hein...) et partit s'installer rapidement à une table, sans l'attendre particulièrement. Gardant sa tasse dans ses mains, elle observa un écran quelques secondes avant de boire une gorgée brûlante. C'était pas le meilleur, mais ça ferait l'affaire.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Sam 24 Nov - 10:19

❝ THAT SOUNDS GREAT. YOU’LL SEE, NO MORE JOKES ❞


Parfois la vie vous jouait de drôles de tours. Parfois, vous ne vous imaginiez pas avec un certain type de personnes et finalement, après en avoir rencontré une, vous vous mettiez à penser le contraire. Alec n’avait pas eu de coup de foudre à proprement parlé, mais l’attitude de la blonde et son caractère plus que trempé avaient le mérite de l’intriguer, comme s’il était sous le joug d’un aimant. Il voulait en savoir plus sur elle, la comprendre, savoir pourquoi elle avait quitté l’Angleterre pour aller à l’autre bout des Etats-Unis. Il devait bien y avoir une bonne raison, on ne quittait pas son pays natal pour l’étranger sans but concret. Bien sûr il pouvait y avoir un certains goût pour l’aventure, mais on ne cherchait pas un transfert si c’était pour cette raison. Amy était réellement quelqu’un d’intriguant, elle semblait tellement enclin à le rejeter en bloc qu’elle en était devenue presque amère, et pourtant… Voilà qu’il lui proposait un café, et qu’elle lui avait donné son nom. Même s’il ignorait qu’il ne l’avait pas en entier. A peine furent-ils sortis de la chambre de la petite victime qu’Alec s’était à nouveau placé devant la jeune femme, bien résolu à obtenir quelques réponses, sa curiosité était sûrement inappropriée mais… La résidente avait ce petit quelque chose qui le titillait, et en général le destin ne mettait jamais une personne devant vous par simple hasard. De façon un peu maladroite, il lui demanda de la laisser lui offrir un café, après quoi, il la laisserait tranquille pour aller voir Eden qui devait attendre sa visite avec impatience. A cette heure-ci il aurait même déjà dû y être mais… Son cœur lui disait de rester là et s’obstiner, sans quoi, il perdrait sa chance. Mais la chance de quoi ? Ne lui demandez pas, il n’en savait strictement rien lui non plus.

Immobile face à la jeune femme, il attendait une réponse, lui souriant sincèrement, il n’avait aucune pensée malhonnête ou même perverse, non, aussi improbable que cela pouvait paraître Alec n’avait pas d’idée tordue, et il ne voulait pas la mettre dans son lit le soir même, non, tout ce qu’il voulait, c’était boire un café en sa compagnie. Et puis… Il avait bien vu qu’elle se tuait à la tâche. Une accro au boulot ? Ca pouvait signifier plusieurs choses. La voyant reposer la question, il sourit de plus belle et hocha la tête.

« Oui, je vous laisserais tranquille. ». Il était on ne peut plus sincère, et lorsqu’elle accepta, il sauta de joie intérieurement, sans réussir à expliquer ses ressentis, c’était trop… Etrange. « C’est vrai ? Parfait. ».

Mais voilà qu’elle tournait déjà les talons pour se rendre à la cafétéria sans même l’attendre. Arquant un sourcil, il se mit à la suivre, comme depuis le début de leur rencontre et entendit vaguement qu’elle n’aimait pas le café. Bien joué Alec. Ce serait donc un thé, comment n’y avait-il pas pensé plus tôt ? Angleterre – thé. Une fois assez proche d’elle, elle rajouta que ce n’était pas n’importe quel thé, décidément, soit il était sado maso, soit elle cherchait à le faire fuir. Manque de bol, sur ce coup-là, le pompier semblait réellement être maso, car il se contenta de sourire. « Le thé vert bien sûr, j’aurai dû y penser. L’habitude d’être aux Etats-Unis sans doute. ». Oui, rares étaient les amateurs de thé ici, enfin… Il y en avait, mais ça ne courrait pas forcément les rues. La cafétéria était encore déserte, c’était mieux, il n’aimait pas réellement y voir tous ces médecins en chemises blanches, ça le rendait… Nerveux, c’était comme se retrouver étranger à ce monde qu’il jugeait complètement décalé. Alec n’aimait pas les hôpitaux, et même s’il y trainait, il prenait sur lui et se faisait violence pour ne pas prendre les jambes à son cou. Sans doute était-ce à cause de la maladie de sa sœur, non pas qu’il craigne être contaminé ou autre chose d’autre, non, c’était l’endroit. Le milieu, l’ambiance et l’odeur, tout le dérangeait, encore pire dans certaines ailes du bâtiment où cela sentait même la mort. Un frisson lui parcourut l’échine, sur tous les autres plans il était courageux, il risquait sa vie et ne craignait pas le feu, mais ici, il se sentait étrangement vulnérable, alors il se barricadait derrière une façade, faisant le fort et parfois même le fier, mais en réalité, il était terrorisé. Sa technique pour continuer de sourire ? Oublier qu’il se trouvait dans un hôpital, disons qu’il se trouvait dans une immense maison blanche, ou carrément la maison blanche en fait… Oui, c’était tout de suite plus chic et classe. Et clairement moins traumatisant.

Largué par Amy, il rejoint le comptoir que lorsqu’elle eut attrapé sa tasse, oh il n’était pas lent, simplement il pensait que la demoiselle n’avait qu’une seule hâte : retourner bosser. Etait-il si désagréable que cela pour qu’elle ait envie de le fuir sans arrêt ? Arrivant au comptoir, il demanda un café serré, et paya pour les deux boissons. Une fois fait, il rejoint la blonde à la table qu’elle avait choisie, et posa sa tasse fumante. Silencieux le temps de quelques secondes, la voyant perdue dans ses pensées, il se décida enfin à parler.

« Voulez-vous qu’on joue à un jeu ? ». Non, Alec n’était pas cinglé, loin de là. « Le jeu des questions/réponses ? Je vous pose une question, vous y répondez, et vice versa. C’est un bon moyen pour passer un peu le temps non ? Et je suis sûr que ça vous détendra. ». Oui, après tout, elle était en pause. Le bord de la tasse contre ses lèvres, il but une gorgée en attendant la réponse, il avait déjà sa première question, alors qu’elle le veuille ou non… « Le thé est à votre goût ? ».
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Sam 24 Nov - 10:52

❝ I'LL SEE. BUT I HAVE A BAD FEELING BOUT THIS.❞

( c) texas-flood


Amy avait un objectif en venant ici : rester loin des hommes et parvenir à montrer à ces hommes qui l'avaient blessé qu'elle était aussi capable qu'eux. Oui, un environnement assez macho avait forgé cet acte de rébellion. Son père l'avait toujours encouragé et au fond n'avait jamais été impressionné. A ses yeux, sa fille réussirait forcément si elle avait reçu ses gènes. Heureusement oui. Disons que la jeune femme se reconnaissait bien plus en son père qu'en sa mère. Mais à ce moment là, elle ne voulait plus vraiment exister en tant que femme. Elle voulait surtout qu'on lui attribue l'étiquette de docteur. Pas de jolie femme. Pas de femme. Pas de femme célibataire au coeur fraîchement brisé. Une proie trop facile et Alec était le danger type qu'elle cherchait à éviter : le genre de Don Juan qui savait vous dire ces mots qui vous ferait à coup sûr tomber amoureuse. Oui, ils savaient vous envoyer la tête dans les nuages, vous faire rêver et ensuite... La chute était mortelle. Alors lorsque l'un de ces prétendus bons garçons approchaient, la jeune femme s'était jurée de ne plus jamais les laisser lui tourner la tête et lui briser le coeur. Alec était au fond l'archétype même qu'elle avait toujours fuit et au fond, si vous lui disiez qu'il s'intéressait à elle, elle ne l'aurait pas cru. Du moins pas sérieusement. Disons que leur niveau social... L'exemple de ses parents n'étaient qu'une preuve de ce décalage. Au fond, Amy se demandait même comment son père faisait pour supporter sa mère. Face au pompier, le médecin ignorait quelle attitude avoir. Il l'avait déstabilisé. Amy, bien que scientifique, pensait que le destin pouvait exister, que les fantômes pouvaient exister. Cependant, elle se basait la plupart du temps sur un raisonnement cartésien. Acceptant ce café pour avoir la paix, elle ne le sentait pas. Tout son être lui hurlait de fuir et pourtant, elle ne le faisait pas. Son sourire sincère la convainquait sans qu'elle ne s'en rende compte de ses bonnes intentions. Mais toujours un peu méfiante, elle voulut tout d'abord s'assurer que si elle acceptait de boire un café avec lui, il la laisserait ensuite travailler. N'ayant pas trop le choix, elle finit par accepter. Mais il était hors de question de traîner. Elle avait encore une quantité de patients à voir. "Parfait." Parfait en quoi? Elle secoua la tête, un peu dépassée par le comportement plus qu'étrange d'Alec.

Une fois arrivée, elle ne se comporta pas vraiment mieux. Le pire étant qu'elle ne se reconnaissait elle même pas dans ce personnage qu'elle jouait devant lui. Elle précisa sa préférence pour le thé, pas vraiment hors du cliché. Oui, en Angleterre, le Tea Time avait encore toute sa valeur. C'était même une institution à laquelle l'anglaise n'avait bien évidemment pas échappé. Un peu garce, elle tentait bien de le faire fuir mais il s'accrochait à elle malgré tout. . « Le thé vert bien sûr, j’aurai dû y penser. L’habitude d’être aux Etats-Unis sans doute. ». Elle haussa un sourcil, ne riant pas particulièrement à sa blague. Heureusement qu'il avait promis de ne faire aucune autre blague pourrie hein ? Elle passa sa commande et s'éclipsa rapidement pour s'assoir.

Amy aussi était nerveuse, mais pas pour les mêmes raisons. Elle craignait qu'on ne la voit avec lui et que des ragots circuleraient parmi le personnel. Sa réputation, elle ne voulait pas la ternir. Alors, le dos bien droit, sa posture dégageait finalement en rien une tentative de séduction, au contraire. Plongée dans ses pensées, son regard se posa sur Alec qui venait de la rejoindre. « Voulez-vous qu’on joue à un jeu ? ». La blonde fronça les sourcils. Un jeu ? C'était quoi le plan ? « Le jeu des questions/réponses ? Je vous pose une question, vous y répondez, et vice versa. C’est un bon moyen pour passer un peu le temps non ? Et je suis sûr que ça vous détendra. ». Amy resta de marbre. Il pensait vraiment qu'elle tomberait dans le panneau ? Seriously ? La jeune femme garda le silence. Oh, il allait la passer à la moulinette et ça supposait qu'elle ait envie de le connaître. En avait-elle envie ? Sa raison lui hurlait un non massif. Elle le regarda boire son thé et décida d'en faire autant pour se donner le temps de la réflexion mais lui en avait manifestement décidé autrement. Elle pinça les lèvres avant de répondre.

- Oui. Il est pas mal.

Elle posa sa tasse et observa deux internes passer. Pas dans son coin. Parfait.

- Votre café ?

Non, elle ne rentrait pas dans le jeu. Elle ne lui poserait aucune question personnelle. Et ne répondrait pas forcément à ses questions. Loin d'être stupide, elle sentait bien qu'Alec était surtout en quête d'informations. Mais elle n'avait pas officiellement accepté son jeu alors...
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Sam 24 Nov - 12:27

❝ THAT’S JUST A COFFEE. ❞


Le pompier ne voyait pas en mal le fait de prendre un café, tout comme il ne voyait pas en mal la réaction de la résidente en chirurgie. Comment aurait-il pu se permettre de la juger alors qu’au final elle ne semblait pas être si frigide et horrible que ça. Il n’était pas évident de se faire une place au sein d’une équipe ayant déjà été soudée, c’était probablement ce qui avait du se passer pour elle ici. La majorité des infirmières et des internes se connaissaient depuis déjà plus de deux ans, mais elle ? Elle venait fraîchement d’arriver, elle devait prendre ses marques. Pour Alec, ce moyen de défense était normal, il le comprenait bien, et ne pouvait qu’imaginer la situation dans laquelle elle se trouvait probablement. Une anglaise au milieu d’une horde d’américains, certains auraient déjà pris la fuite, on les disait si puritains et à cheval sur certaines choses comparés aux habitants de ce continent. Oui, Amy avait du mérite d’être resté ici et de braver chaque jour l’humeur et les regards de certaines personnes présentes dans ces locaux. Plus ou moins admiratif du potentiel parcours de la jeune femme, Alec avait payé leur commande et n’avait pas sourcillé en la voyant d’abord passer pour son thé, ne l’attendant même pas pour s’asseoir. Après tout, ils ne se connaissaient pas encore bien, et selon lui, cette fierté, cette barrière qu’elle se plaisait à mettre n’était là qu’un système de défense.

Le silence s’étant réinstallé entre eux, le jeune homme tentait vainement d’obtenir des réponses, si bien qu’il décida d’entamer un jeu, qui avait pour but de s’amuser un peu et de la connaître un peu mieux. Si son enthousiasme était lisible sur les traits de son visage, bien qu’il cache une nervosité vis-à-vis de l’endroit, la réponse de la blonde eut le don de le rafraichir un peu. Elle ne voulait pas rentrer dans le jeu, pire, elle donnait l’impression de s’ennuyer comme un rat mort, sirotant son thé aussi vite que possible. Etait-il si chiant que ça ou ? Baissant les yeux sur son café il haussa les épaules.

« Pas si mal non plus. ». Oui, dans le fond Alec venait un peu d’être coupé dans son élan, mais il relança la machine, une autre tentative. « Des frères et sœurs ? ».

Une simple question banale tandis qu’il trempait ses lèvres dans son café serré pour la seconde fois. La tâche allait être plus compliquée que prévu si Amy ne rentrait pas un minimum dans ce jeu de questions/réponses qui pouvait partir dans tous les sens. Il respectait sa vie privé, bien sûr, il ne voyait là qu’un moyen de faire la discussion qu’elle cherchait à éviter depuis le début qu’il la suivait. Certes, il l’admettait il n’avait pas été très fin par moments, mais elle non plus, tout ça n’avait été que donnant-donnant. Toutefois, Alec semblait tellement enclin à la connaître qu’il en était lui-même surpris d’être aussi sincère envers elle et d’accepter de se prendre des gifles invisibles en pleine figure. Finalement, un soupir s’échappa de ses lèvres, et il reprit.

« Amy, mes questions ne sont pas là pour vous ennuyer, j’essaye seulement de faire la conversation. Comment pourrais-je réussir à vous distraire un peu ? Vous semblez tellement… Perdue dans le travail, je suis sûr que vous ne vous détendez pas beaucoup… J’ai raison ? ». Sans doute était-ce à cause de l’air sans arrêt crispé de la jeune femme, mais le pompier voyait bien les traits tirés du visage de cette dernière à cause de la fatigue. Ou peut-être n’était-elle que préoccupée par quelque chose ?

Alec venait donc de poser trois questions en tout, il dérogeait à la règle du jeu, mais comme il soupçonnait la blonde de ne pas vouloir lui répondre, il avait mis les règles légèrement de côté pour voir ce que la suite de leur café/thé allait donner. Pour la première fois depuis longtemps, le jeune homme n’arrivait à faire décrocher un mot à une femme et se sentit vraiment horrible pour le coup. C’était l’impression que tout cela lui donnait. Aux yeux du médecin il était insignifiant et non digne de la moindre attention de sa part. Sirotant à nouveau son café, Alec en eut un peu mal au cœur, sachant qu’il se démenait pour la grande majorité des gens, et surtout vis-à-vis de sa sœur. Peut-être aurait-il mieux fait d’aller la voir directement finalement, elle au moins, serait sûrement content de le voir. Plus que la blonde… Après avoir repris la parole, il se mura dans le silence, puisqu’après tout, c’était ce qu’elle semblait apprécier… Il ne voulait pas être un poids de plus sur ses épaules. Se raclant la gorge, il remit le nez dans son café.

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Sam 24 Nov - 12:52

❝ A COFFEE WITH PRIVATE QUESTIONS…❞

( c) texas-flood


Amy était plongée dans un nouvel environnement dont les règles étaient différentes. En Angleterre, il y avait certaines traditions, une culture qui rendait le travail aux Etats-Unis très différent. Ce qui choquait particulièrement la jeune femme, c’était cette histoire d’assurance. En Angleterre, les soins étaient gratuits pour tout le monde. Certes, la qualité était inégale et la médecine privée horriblement chère mais on ne demandait jamais de choisir lequel des deux doigts coupés on allait sauvé. Mais c’était ça la mentalité américaine : l’argent prévalait sur tout. Or, Amy ne pouvait humainement pas agir de cette façon là. Jusqu’à maintenant, elle n’avait pas eu un tel patient aux urgences mais dans son fort intérieur, elle savait déjà qu’elle soignerait une personne, assurance ou pas. Même si une partie de son salaire devait y passer. Comment pouvait-on refuser de sauver une vie juste parce que le patient n’était pas suffisamment riche ? Ils étaient dans des pays occidentaux dits « civilisés » mais parfois, certains agissements prouvaient simplement qu’ils ne valaient pas mieux que d’autre. Alors oui, en Angleterre, vous pouviez ne pas être aussi bien soigné mais au moins, on vous portait assistance. Les médecins qui s’engageaient dans ces études le faisaient pour sauver des vies, pas pour le fric. Enfin pas la majorité… Du moins, elle l’espérait sincèrement.

Alec Jameson, pompier, venait pour lui offrir un café. Si Amy n’avait pas fait d’histoires, elle se sentait tout de même un peu gênée. Les pompiers américains étaient toujours des héros mais au niveau du salaire, étaient-il aussi bien lotis ? Il y avait de grande chance pour qu’elle gagne le double de lui et c’était si bizarre qu’elle ne se sentait pas vraiment à l’aise. Il fallait dire que beaucoup s’extasiaient sur son accent ou s’en amusaient. Au début, elle souriait mais au bout de quelques semaines c’était juste lassant. Et si les gens étaient sympathiques, elle leur reprochait parfois de manquer de manières et de parler un peu à tord et à travers. Mais c’était tout à fait culturel, les anglais murmuraient presque : si aux Etats Unis la liberté de parole prévalait, on réfléchissait toujours beaucoup en Angleterre avant de parler, effrayé de blesser la personne en face. Et puis combien de fois la jeune femme avait vu ses patients la regarder un peu perdus quand elle leur faisait une blague ? Peu comprenait son humour et parfois le flop était un peu frustrant. Et si on ne la draguait pas à cause de son accent… Surtout que la méthode était souvent un peu lourde… Au fond, elle était vraiment consciente d’être une sorte de produit exotique et faisait tout pour se protéger de la société hyper-consommatrice américaine. Et si effectivement, l’image puritaine persistait, Amy aurait l’occasion de prouver à Alec que les anglais ne sont certainement pas les derniers à faire la fête… Concernant les gallois ou les écossais, on ne pouvait peut-être pas en dire autant…

Assise devant sa tasse de thé – cliché auquel elle collait parfaitement malgré elle, la jeune femme se vit proposer un jeu. Ah oui, c’était aussi une autre façon de s’amuser. Les américains avaient besoin de jeu partout, suffisait de lire ce que Google avait fait pour rendre le travail « plus fun ». Enthousiaste, peut-être même trop (mais les américains étaient toujours dans l’exagération, c’était tout aussi bien connu), le médecin restait dans sa retenue. Buvant quelques gorgées de son thé, Amy craignait que des rumeurs ne circulent. Etrangement, elle ne voulait surtout pas que l’on sache qu’elle avait accepté un thé. Disons que sa nouvelle image très professionnelle était en jeu. Jusque là, elle avait refusé tout affectif avec ses collègues et ne voulait surtout plus mélanger vie professionnelle et vie privée comme ce fut le cas avec Henry… La première question ne lui sembla pas dangereuse alors elle la lui retourna poliment, reposant alors sa tasse devant elle. Et comme prévu Alec entrait lentement mais sûrement sur les questions d’ordre privé. Amy se crispa. C’était contre sa nature de balancer des informations à tout va la concernant. Il faisait quoi là ? Une enquête pour le FBI ? La jeune femme n’avait manifestement pas envie de répondre. Après tout, ce jeu était débile : il espérait quoi ? Qu’elle rit, lui pose des questions saugrenues et qu’ils deviendraient amis par la force du destin ? Il se mettait le doigt dans l’œil jusqu’au cou… le pauvre vieux… Il pouvait bien battre des cils sur ses superbes yeux verts, Amy ne lâcherait rien. C’était comme ça et pas autrement ! « Amy, mes questions ne sont pas là pour vous ennuyer, j’essaye seulement de faire la conversation. ». Humf. Pfff. Il était alors juste pas doué pour poser des questions intéressantes. Il pourrait par exemple lui demander quels autres pays elle avait visité, ce qu’elle pensait des Etats-Unis… Ce serait déjà plus intéressant ça… et en plus, il trichait.

- Je crois que ça fait deux questions là…

Elle esquissa un sourire, pour montrer qu’elle n’était absolument pas dupe.

- Ce qui fait que j’ai le droit de répondre à celle que je veux. Je choisis la deuxième. Quand on est médecin, les nuits sont courtes, les journées longues mais j’aime mon travail. Et je me détendrai dans mon cercueil.

Et là, elle balançait très sereinement une blague anglaise. Probablement ne comprendrait-il pas lui aussi… Les anglais étaient très prompt à l’autodérision. Buvant encore un peu son breuvage, elle réfléchissait à la question qu’elle allait lui poser.

- Pourquoi êtes-vous devenu pompier ?


Ce n’était pas privé à priori. C’était une question bateau, qui supposait une réponse type « j’aime le sport, je voulais aider des gens, et voilà. ».


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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Sam 24 Nov - 13:21

❝ I WANNA KNOW YOU, THAT’S ALL ❞


Il avait proposé de l’emmener prendre un café, ainsi il la laisserait tranquille pour aujourd’hui. Oui, seulement pour aujourd’hui, car selon les futurs évènements il était bien résolu à la revoir. Rares étaient les moments où il baissait les bras. A bien y réfléchir, depuis qu’Eden était malade il ne les avait jamais baissés, se battant jours après jours pour lui offrir les meilleurs soins, au dépend de sa propre vie privée et amoureuse. Alec ne savait rien d’Amy, tout comme Amy ne savait rien d’Alec, et ce jeu des questions réponses était un moyen d’en apprendre un peu plus, sans forcément trop aller dans la vie privée de l’un ou l’autre des protagonistes. Sirotant son café, le pompier pouvait parfaitement comprendre le jeu auquel la résidente en chirurgie s’adonnait, elle refusait de jouer ou de lui prêter la moindre attention. Toutefois, la jeune femme avait beau se montrer désagréable, le pompier ne lâchait pas prise, cherchant à lui expliquer le but de sa manœuvre, il ne voulait pas l’ennuyer mais ce n’était pas parce qu’ils étaient partis du mauvais pied qu’ils ne pouvaient pas se montrer civiliser l’un envers l’autre non ? Pinçant les lèvres, Alec avait finalement posé deux questions suite à ses remarques, ce qu’Amy ne manqua pas de lui faire remarquer sans attendre. Ce qui eut le don de faire légèrement sourire le jeune homme, qui, au moins, avait la certitude qu’elle ne perdait tout de même pas le nord. Souriant de plus bel intérieurement, il fut ravi de constater qu’elle suivait le « jeu » car il se murait déjà dans le silence, avant qu’elle ne lui ai fait la remarque. Hochant la tête en guise de réponse, il sourit timidement en baissant les yeux lorsqu’elle renchérit, en disant qu’elle choisissait donc la question à laquelle elle voulait répondre.

La réponse ne surprit pas réellement Alec, bien qu’il fut tout de même content d’entendre qu’elle aimait son travail, c’était donc là un point commun avec lui. La blague à l’humour anglais, il ne la comprit pas vraiment mais se permit tout de même de sourire.

« C’est horrible de dire ça, vous avez le droit de vous reposer quand même sinon vous finirez dans le cercueil trop vite. ». C’était une façon maladroite de renchérir sur la blague, d’ailleurs il passa une main dans ses cheveux, un peu gêné, conscient que c’était « nul ».

Heureusement pour lui, Amy posa finalement sa question, ce qui l’empêcha de s’enfoncer un peu plus dans sa blague vaseuse et complètement… Nulle ? La question le fit sourire légèrement, et si elle pensait que c’était une question bateau pour lui ça n’en était pas vraiment une. Buvant une énième gorgée de café il observa un peu la pièce avant de finalement se racler la gorge.

« Je voulais rentrer dans l’armée à la base, mais un évènement dans la famille m’en a empêché, je n’ai pas voulu trop m’éloigner à cause de ça, alors j’ai décidé de devenir pompier, pour aider les gens et en sauver un maximum, ce qui rejoint sûrement un peu les raisons pour lesquelles vous êtes devenues médecin je pense. ». Il esquissa un petit sourire, bien qu’un peu nerveux à l’idée d’expliquer plus en détails son choix de métier. Terminant son café il posa les yeux sur elle. « Si je me trompe alors… Pourquoi êtes-vous devenue médecin ? ». Oui, il devait y avoir de bonnes raisons, et peut-être même qu’ils avaient des raisons en commun, ce qui ne ferait qu’un énième point commun de plus, bien qu’ils fussent plutôt différents en termes de caractère, ou d’humeur. Après cette question, Alec n’aurait plus vraiment le temps de creuser plus loin, ou encore de la déranger, Eden l’attendait et il ne voulait pas avoir trop de retard, car Dieu seul savait ce qui pouvait se passer d’un instant à l’autre pour elle. La voir s’affaiblir de jours en jours était insupportable pour lui, c’était vraiment difficile pour un grand frère de voir sa petite sœur dépérir et de ne rien pouvoir faire. Voilà sûrement aussi pourquoi il était devenu pompier. Il voulait sauver des vies humaines, et être utile à la société, il voulait sauver autant de vies que possible, bien qu’aucunes d’elles, aussi nombreuses soient-elles ne lui permettrait de garder sa sœur en vie avec lui. Peu importe le nombre, ça ne sauverait jamais Eden, et ça, il le savait… Alors, il « compensait » comme il pouvait. Alec était loin d’être l’un de ces américains idiots, et il aurait aimé que la jeune femme s’en rende compte, car c’était des propos ou des sous entendus qui pouvaient blesser, dans de telles conditions. Voilà pourquoi il n’était pas rentré dans les détails et ne souhaitait pas les donner maintenant, après tout, Amy lui montrait bien depuis plusieurs minutes qu’elle ne souhaitait pas le connaître, qu’il ne faisait que l’ennuyer, alors pourquoi irait-il raconter ses problèmes personnels à quelqu’un qui n’en avait cure et qui ne voulait rien savoir ? Levant les yeux vers elle, il attendait une réponse, n’osant lui demander si elle voulait un autre thé, et de toute manière, il n’aurait pas le temps de prendre un autre café, il sentait les aiguilles de sa montrent faire tic tac tic tac, il entendait déjà les remontrances d’Eden, ou alors sa curiosité maladive. « Tu es en retard à cause d’une fille ? ». Elle le regarderait en chien de faïence, puis prendrait un air malicieux en attendant sincèrement la réponse, espérant de tout cœur que ce soit le cas. Oui, Eden voulait le marier, alors elle ne lésinait jamais sur une occasion de lui présenter quelqu’un quand elle pouvait, bien sûr, depuis qu’elle était coincée ici à l’hôpital, elle n’en avait plus vraiment l’occasion. De ce fait, valait mieux ne rien dire, car sinon, elle s’amuserait à fouiller tout l’hôpital pour savoir qui était la femme qui avait mis son frère en retard…
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Sam 24 Nov - 13:35

❝AND ARE YOU THE KIND OF MAN WHO WANNA KNOWS ALL THE CHICKS IN THIS PLACE? ❞
( c) texas-flood


Amy était la victime malheureuse de ce pompier américain. Non content de l’avoir suivi partout, il s’était évertué à obtenir son attention. Maintenant qu’elle la lui accordait, de mauvaise grâce certes, le médecin ne pouvait s’empêcher de penser que ce type était vraiment pas net. Au mieux, un coureur de jupon… Au pire, un pervers. Or, s’étant déjà fait prendre au piège, le cœur d’Amy était bien averti. Jamais elle n’avouerait qu’il avait de beaux yeux (de toute façon, il avait dû l’entendre mainte et mainte fois, donc il n’avait pas besoin de son avis sur cette question) ou qu’elle éprouvait une quelconque attirance pour lui. Son cœur connaissait très bien la chanson : vous rencontriez un homme qui semblait bien sous tout rapport, vous lui ouvriez votre cœur et cet ingrat ferait tout pour le traîner dans la boue. Elle avait déjà donné, et ne comptait pas retomber dans le panneau de sitôt. C’était au fond, sûrement la raison pour laquelle elle était sur la réserve avec lui. Ne lui donner aucune arme qu’il pourrait ensuite retourner sur elle, c’était là tout l’enjeu de cette conversation aux yeux de la jeune femme. Et pourtant, si son cœur était brisé, il aspirait encore à trouver la bonne personne. Simplement, son chagrin était encore trop récent pour risquer une nouvelle peine de cœur. Elle pensait obtenir la paix mais c’était sans compter l’envie du pompier de la revoir. La pauvre Amy ne s’y attendait pas du tout : dans sa tête, ce café signerait la fin de cette relation tout court. Elle n’en voulait pas pour ami, collègue ou pire, plus que des amis. Non. Elle avait des choses à prouver, un challenge à relever. Au final, elle ne le jugeait que sur ce qu’il semblait être : un abruti d’américain. Elle ne savait pas pour sa sœur, Eden, elle ne savait pas les sacrifices qu’il avait fait et elle ne savait certainement pas qu’il n’abusait pas si régulièrement que ça des infirmières.

Au début inquiète des qu’en dira-t-on, elle finit par répondre à son jeu débile avec la plus grande méfiance. Heureusement, il avait fait l’erreur de poser deux questions, lui donnant là l’avantage de pouvoir choisir. Evidemment, cet abruti sourit quand elle le lui fit remarquer. Il n’y avait pas de quoi crier victoire. Elle se montrait aussi agréable simplement parce qu’il lui avait offert un thé. Oui, il la voyait là sous son meilleur jour. Amy commença à sourire très légèrement lorsqu’il répondit à sa blague mais… Non. Il n’avait pas compris. Elle soupira, attristée de se sentir encore une fois venir d’une autre planète. C’était comme si on lui renvoyait en pleine figure toutes ces différences de culture qui les séparaient. La gêne d’Alec, Amy la vit bien. Mais elle ne pouvait pas vraiment le rattraper sur ce thème ci… Alors elle préféra faire ce que toute personne voulant mettre quelqu’un à l’aise faisait : elle posa sa propre question pour couper court à la catastrophe qui s’annonçait. Ecoutant attentivement la réponse, la blonde s’interrogeait : « Je voulais rentrer dans l’armée à la base, mais un évènement dans la famille m’en a empêché, je n’ai pas voulu trop m’éloigner à cause de ça ». Apparemment, il avait traversé une épreuve… L’armée… Oui, l’univers qu’il avait finalement choisi se rapprochait pas mal de l’armée. Mais quel était cet événement ? Amy n’osa pas poser la question, estimant que ce serait bien trop personnel. Plongée dans ses interrogations, son regard était perdu dans le vague. Elle releva la tête seulement lorsqu’elle entendit la question du jeune homme. Sauf qu’elle ne savait plus de quoi il parlait… Elle fit non de la tête et la question fusa. Mince. Non, Amy n’avait pas voulu devenir médecin pour le prestige de la profession ou le salaire. Elle souhaitait simplement aider des gens blessés ou malades à se porter mieux. Mais il fallait trouver mieux que ça maintenant.

- J’ai toujours aimé les sciences et voulu comprendre comment fonctionner le corps humain. Mon père était un éminent chirurgien, il est à la retraite maintenant mais petite, j’adorais le suivre ou passer ma journée dans son bureau à l’écouter me parler des patients qu’il soignait…

Elle termina sa tasse de thé, semblant réfléchir un peu.

- Et il n’y a rien de plus gratifint que lorsque l’on arrive à sauver un patient par miracle. Il faut sans cesse se battre contre la mort. C’est un combat de tous les jours et chaque victoire c’est un pied de nez et une chance pour la personne que l’on sauve de prolonger sa vie de quelques mois ou années. Chaque jour est précieux. Mais je crois que j’admirais tellement mon père que c’est lui qui en premier m’a donné envie de faire la même chose.

Elle se perdit à nouveau dans ses pensées et son regard croisa l’horloge. Hum. La pause avait assez duré tout de même…Il y avait des personnes à soigner encore. Amy ramena ses yeux sur Alec avant d’ajouter :

- Il se fait tard, je dois retourner travailler.


Elle se leva et tout de même polie, elle n’oublia pas de le remercier pour le thé. Sa liberté n’était plus très loin, il suffisait de prendre le chemin inverse, quitte à traverser tout l’hôpital. Pourquoi s’appliquait-elle à le fuir autant ? Parce qu’Alec représentait un immense danger. Un danger qu’elle ne pouvait se permettre de laisser lui tourner autour.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Jeu 29 Nov - 14:41

❝ SEE YOU LATER THEN ❞


Voir la jeune femme rentrer finalement dans ce jeu de questions/réponses était une bonne nouvelle pour Alec qui retrouvait ses sourires bien que la conversation fut des plus sérieuses. Il n’était pas devenu pompier par hasard ou encore pour toutes les raisons qu’elle pensait et il sut bien le lui dire, sans rentrer toutefois dans les détails. Après tout, elle ne voulait pas aller dans le côté privé, il respectait ce choix alors il ne voyait pas pourquoi il se livrerait à quelqu’un qui ne voulait plus le revoir après cette tasse de thé. Hochant la tête et terminant son café après lui avoir répondu, il ne comprit pas réellement la blague, mais ne s’enfuit pas pour autant, lui retournant sa propre question. Alec était curieux, c’est pourquoi il écouta la réponse sans broncher, l’observant attentivement. Il sourit face à ses dires, son père avait l’air d’être vraiment quelqu’un de bien.

« Raison très honorable de faire ce métier. Vous savez quelque part, notre métier se ressemble. On sauve des vies et je ne peux que vous rejoindre là-dessus, concernant le côté gratifiant. Certains se demandent encore ici pourquoi je tiens tant à avoir des nouvelles des personnes que je sors d’un bâtiment en morceaux, ou empli de flammes. Je crois qu’au fond, une telle chose ne s’explique pas, c’est « normal » ».

Alec ne savait pas pourquoi il venait de dire tout cela, mais il comprenait parfaitement ce qu’elle voulait dire, car être pompier revenait également à donner une chance à une victime de survivre. A bien y réfléchir, pompiers et médecins travaillaient en « harmonie », se passant le relais selon les accidents de la vie.

Malheureusement pour leur conversation, le temps les rattrapait et Amy ne tarda pas à le lui faire savoir. Hochant la tête et pinçant les lèvres, il alla jeter les gobelets dans la poubelle et revint. « Bon et bien… Au plaisir de vous recroiser un jour Amy. Je pense que vous êtes un médecin formidable malgré le côté un peu autoritaire. ». Il sourit, taquin et récupéra sa veste, il avait quelqu’un à voir. Toutefois, il attendit, debout à côté de sa chaise comme un idiot, que la jeune femme s’éloigne et retourne aux urgences. Il ignorait pourquoi, mais derrière ce masque fier et autoritaire se cachait une jeune femme au cœur d’or, il en était quasiment sûr. L’observant discrètement, il finit par s’éclipser lorsqu’elle ne fut plus dans son champ de vision. Troublante, elle était troublante.

Sans s’éterniser davantage, Alec partit en direction de la chambre d’Eden, sa petite sœur. Déambulant dans les couloirs des services et soins intensifs, il finit par trouver la chambre de la petite blonde. Celle-ci, bien évidemment allongée, le teint pâle regardait la télé. Lorsqu’elle vit son frère entrer dans la pièce elle lui fit un grand sourire, afin de cacher ses traits fatigués et sa mine pâlotte. D’humeur joueuse, elle pencha la tête sur le côté et fit la moue. « Dis moi que c’est une fille qui t’as retardé. ». Hochant la tête, Alec leva les yeux au ciel et se tourna pour fermer la porte, un fin sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « following you »   Jeu 29 Nov - 14:41

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ALEC&AMY ∞ « following you »

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